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Bien vermifuger son cheval : le guide complet

Mots-clés
HAS8, vermifuge chevaux, choix du vermifuge, prévention des coliques
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Comment protèger votre cheval des parasites internes, quel vermifuge choisir, quand et comment l'administrer...
Découvrez les réponses à toutes vos questions dans le dossier spécial parasites internes et vermifuge du cheval des laboratoires Audevard.


Quels parasites mon cheval peut-il rencontrer ?

Chez le cheval on parle de parasite interne et parasite externe :
. Les parasites internes sont les vers qu’on retrouve dans le tube digestif.
. Les parasites externes sont les tiques, poux qui viennent s’installer à la surface de la peau.

Il existe plusieurs types de parasites internes chez les chevaux. Les 3 principales familles que votre cheval peut rencontrer sont les vers ronds, les vers plats et les gastérophiles.
Les vers ronds sont aussi appelés strongles. On retrouve des strongles de petite taille et des strongles de grande taille en fonction des espèces. Pour la majorité, les parasites sont absorbés par le cheval sous forme d’œufs ou de larves et vont ensuite se transformer en adultes, en vers, dans le tube digestif du cheval.
Les périodes les plus risquées pour la contamination sont le printemps et l’automne qui correspondent au moment de l’année où les conditions environnementales sont les plus propices à la survie des parasites dans l’environnement extérieur.
À l’inverse, en hiver et en été, les parasites n’ont que peu de chance de survivre dans l’environnement extérieur

Quelles sont les répercussions des parasites sur mon cheval ?

Les parasites peuvent avoir plusieurs répercussions. Ils sont systématiquement responsables d’une spoliation alimentaire ou des ressources de votre cheval, en se nourrissant des aliments présents dans l’intestin ou en s’attaquant directement au sang.
Chez le jeune cette spoliation à des répercussions sur la croissance et sur l’état général.
Chez l’adulte on observe généralement un amaigrissement.
Lorsqu’ils sont présents en grande quantité les vers peuvent entrainer une obstruction du tube digestif et être à l’origine de coliques graves.
Certains vers peuvent sortir du tube digestif et venir se loger dans le foie, dans les artères et les poumons. Ils sont à l’origine de dysfonctionnement voir dans les cas les plus graves de défaillance de ces organes.

Comment savoir si mon cheval est parasité ?

Les signes les plus fréquents que votre cheval peut exprimer lorsqu’il est parasité sont les suivants : amaigrissement, coliques récurrentes, diarrhée, queue ébouriffée suite à des démangeaisons…
Un autre signe est la présence d’œufs de mouches sur les membres de votre cheval. Les œufs peuvent se fixer dans les poils de votre cheval et peuvent être ingérés par votre cheval quand il se frotte ou qu’ils se lèche. Ils sont donc un indice de la présence de gastérophiles qu’on retrouve majoritairement dans l’estomac.
Bien sûr, la présence de vers directement dans les crottins est aussi un élément en faveur de la présence de parasites. Dans les cas les plus rares où les parasites quittent le tube digestif, ils peuvent entrainer de la toux lorsqu’ils viennent se loger dans les poumons ou même de la fièvre et une baisse d’appétit lorsqu’ils se logent dans le foie.

L’outil de choix pour vérifier le statut parasitaire est la coproscopie qui permet de mesurer la quantité de parasites présente dans les crottins et donc dans le tube digestif de votre cheval.

Faut-il vermifuger mon cheval ?

Le traitement des parasites n’est pas à prendre à la légère. Comme vu dans la partie sur les répercussions, la présence de parasites en grande quantité peut être fatale pour votre cheval. Cependant, l’utilisation de vermifuge n’est pas quelque chose qui doit être forcément systématique. Elle peut être adaptée au mode vie de votre cheval et aussi à son niveau de parasitisme. Le degré de parasitisme peut être mesuré régulièrement via une coproscopie. Dans le cas où ces mesures sont réalisées régulièrement et que l’environnement du cheval est contrôlé, c’est-à-dire qu’il ne risque pas de se contaminer en étant dans le même environnement (partage de pâture, paddock…) que d’autres chevaux non surveillés au niveau de leur parasitisme, alors le nombre de vermifuge à administrer par an peut être diminué.
Dans le cas contraire et sur certaines catégories plus à risques comme les poulains ou les chevaux de moins de 3 ans, il faut maintenir un nombre minimum de vermifuge par an.

 

Concernant le protocole, il est intéressant de se rapprocher de votre vétérinaire pour l’adapter au mieux au besoin de son cheval. A savoir que le protocole le plus fréquemment utilisé est une vermifugation lors de chaque changement de saison en maintenant un vermifuge duo en automne (3 vermifuges par an dont un duo pour l’automne : ivermectine + praziquantel ou moxidectine + praziquantel).

Voici un exemple de protocole de vermifugation pour un cheval fortement parasité lors des coproscopies

 

Comment donner un vermifuge à mon cheval ?

Mettre en place un protocole adapté avec votre vétérinaire est la meilleure façon de bien prendre en charge les parasites de votre cheval. L’administration se fait via une seringue contenant une dose à respecter en fonction du poids de votre cheval. Si votre cheval est au box, il est recommandé de ne pas le faire passer au pré pendant les 48h qui suivent l’administration d’un vermifuge de façon à ce qu’un maximum de parasites soient libérés dans le box et non dans le pré.

Comment éviter les contaminations ?

La gestion de l’environnement est un élément essentiel pour minimiser les contaminations. Il faut savoir que la majorité des parasites se trouvent dans le sol et non dans votre cheval ou dans ses congénères. Quelques éléments simples permettent de limiter la présence des parasites :
•    Ramasser les crottins, en particulier si votre cheval partage son paddock avec d’autres chevaux.
•    Alternance des pâtures avec les bovins.
•    Rotations des pâtures et éviter le surpâturage, maximum 1 cheval par hectare.
•    Eviter les zones humides où l’eau stagne ce qui favorise la multiplication des parasites.
•    Ne pas étaler le fumier dans les pâtures.
De même lorsqu’un nouveau cheval doit être introduit dans l’environnement, il est important de vérifier son statut parasitaire et de le vermifuger au box avant de l’introduire dans la même prairie que les autres chevaux.

 

Mesures environnementales pour limiter l'infestation par les parasites internes chez le cheval


 

Et maintenant, nous vous invitons à tester vos connaissances sur la vermifugation du cheval avec à ce petit quizz ludique et pédagogique.

A vous de jouer !