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DOSSIERS A THEMES

3 conseils pour rester "ici et maintenant"

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La concentration est une gymnastique mentale qu’il est bon de pratiquer tous les jours. Selon les circonstances, notre tempérament ou notre état d’esprit du moment, l’exercice peut, bien entendu, être plus ou moins difficile... Voici 3 conseils pour rester "ici et maintenant" !

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REF ART89
Préparation mentale du cavalier
mental du cavalier
calme à l'abord
relâchement des tensions
relaxation
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Débutant
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Un des secrets de la concentration, est ce que l’on peut appeler la fascination de l’esprit… comparable à l’amour. Plus on aime une chose, plus elle occupe notre esprit et moins on se laisse distraire. Ainsi,  Il est aisé de penser et de se concentrer sur quelque chose que l’on aime. Plus nous prenons du plaisir à faire ce que nous faisons, plus il est facile de fixer notre attention sans nous laisser distraire. Il en est ainsi de l’état amoureux, où la personne aimée occupe la pensée sans que l’on ait besoin de faire d’effort.

Ce préalable étant posé, sachez que la concentration est une gymnastique mentale à pratiquer tous les jours. Selon les circonstances, notre tempérament ou notre état d’esprit du moment, l’exercice peut bien entendu être plus ou moins difficile... Voici 3 conseils pour rester "ici et maintenant" !

1- Eliminez les pensées inutiles

A cheval, l’important, c’est de vous recentrer au maximum sur vos sensations et les informations utiles. Cela signifie :
. être à l’écoute des sensations en provenance de votre corps et du cheval : ma position, l’allure, l’équilibre...
. Analyser et capter en permanence avec le regard panoramique les informations qui parviennent de l’extérieur : tracé, obstacle, tournant...
La check-list doit se dérouler en permanence dans votre tête. Si vous donnez trop d’importance au visuel, vous en oublierez votre cheval.
Si vous n’êtes attentif qu’aux sensations, vous en oublierez le terrain. L’important, c’est d’être capable de passer continuellement de l’un à l’autre sans aucune autre interférence. Je suis certain que vous allez dire : « Mes sensations, le parcours, mon cheval, ma position… ça paraît vraiment difficile de penser à tout cela en même temps. » Sachez que nos capacités mentales sont immenses. Nous sommes tous capables de penser à plusieurs choses à la fois, de programmer et d’agir, tout cela en quelques fractions de secondes.
J’analyse mon attitude : mes rênes sont trop longues, je les raccourcis pendant que mon esprit est déjà occupé à préparer l’abord de l’obstacle qui se présente devant moi… dans le même temps, j’ai la sensation que mon cheval s’écarte du tracé… je rectifie ma position pendant que je prépare ma réception… et ainsi de suite. Bien sûr que l’on peut faire une chose en pensant à une autre. C’est à la portée de tout le monde.

Ne sous-estimez pas les capacités du cerveau humain. Lorsque vous conduisez une voiture, vous faites des gestes : tourner le volant, appuyer sur les pédales, passer les vitesses… tout cela sans y penser alors que vous programmez où vous allez passer… dans le même temps vous êtes tout à fait capable de suivre une conversation avec un passager, de penser à ce que vous allez dire tout en vous grattant le nez… Si c’est possible en voiture, c’est possible à cheval.

 

2- Adaptez l'exercice à votre niveau

Evidemment, cette faculté d’agir presque instinctivement et de penser simultanément, suppose que l’on maîtrise ses gestes. Nous en revenons aux règles de progression dont nous avons déjà parlé. Si vous demandez à un cavalier débutant d’aller sauter un oxer de 1,80 mètre de large, il est évident que les automatismes gestuels n’étant pas acquis, il aura du mal à penser à sa réception tout en laissant son corps agir. En revanche, s’il maîtrise techniquement un simple départ au galop, il sera tout à fait capable de placer ses aides, de penser à son tracé et à sa position tout en écoutant les instructions de son moniteur.
En fait, il y a déconcentration lorsque le moment présent est perturbé par une pensée obsédante ou dominante : la peur, la colère, des factures à payer... Dans ce cas, en effet, cette capacité d’analyse du présent, du futur et des actions à réaliser devient impossible.
Se concentrer, c’est donc rester dans le présent. Ne pas laisser le doute
et la peur s’installer en référence à des événements passés ou à venir :
« La dernière fois, j’ai fait 4 points sur le même obstacle... Mon cheval a toujours peur de l’eau, je suis sûr qu’il va s’arrêter… »
Lorsque l’esprit “décroche” de l’instant présent, la réalité devient floue. L’esprit se met à programmer des images négatives et c’est la faute. Que ce soit à l’entraînement ou en concours, chaque fois que votre esprit commence à divaguer, ramenez-le doucement dans la réalité du moment présent.

3- Entrainez-vous !

La concentration est partie intégrante du processus d’apprentissage et de perfectionnement. Comme pour le reste, entraînez-vous. Vous pouvez même faire l’essai immédiatement. Arrêtez-vous de lire et ne pensez qu’à votre respiration pendant 20 secondes. Essayez d’analyser si vous êtes capable de ne penser à rien d’autre.

A cheval, entraînez-vous à faire un enchaînement de deux obstacles, en pensant uniquement à votre regard. Lorsque vous aurez réussi, entraînez-vous sur 3 puis 4 obstacles… et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous soyez capable de conserver votre concentration sur tout un parcours. Soyez réceptif aux informations en provenance de votre corps, de votre cheval et du terrain pour les analyser très vite et savoir si elles apportent un plus. Tout ce qui est extérieur au sujet du moment doit impérativement être éliminé. Restez “ ICI  et  MAINTENANT ”.

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Apprendre dans la joie et la bonne humeur : le meilleur chemin pour réussir

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En tant qu’élève, imaginez un instant que vous puissiez accéder à cet état de confiance absolue, quel que soit l’exercice... quelles que soient les circonstances, vous vous sentez porté, entouré, conforté dans vos actions, dans vos pensées... C’est le rêve !

Mots clés: 
REF ART87
relation enseignant élève
coaching
contrôle mental du cavalier
mise en confiance
maîtriser sa peur
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La majorité des enseignants et des entraîneurs d’aujourd’hui ont bien compris à quel point la progression doit s’appuyer sur l’équilibre mental et physique des cavaliers et des chevaux. L’époque où les instructeurs étaient recrutés dans les écoles de cavalerie est révolue. Même si, dans certains cas, la discipline militaire avait du bon, le langage et les méthodes de l’époque ne sont plus adaptées aux techniques d’apprentissage d’aujourd’hui. Tout le monde a bien compris que le point de départ d’une bonne instruction est avant tout l’instauration de la confiance : confiance en soi-même et confiance en son instructeur. Tout cela n’est possible... que dans la joie et la bonne humeur… qui restent les meilleurs remèdes contre la peur et l’inquiétude.

En tant qu’élève, imaginez un instant que vous puissiez accéder à cet état de confiance absolue, quel que soit l’exercice... quelles que soient les circonstances, vous vous sentez porté, entouré, conforté dans vos actions, dans vos pensées... C’est le rêve !
Et vous, enseignants : imaginez votre instruction sans le doute, la peur de mal faire, le jugement de votre élève sur lui-même, sur vous. Expliquez, demandez... et laissez faire. C’est ça aussi le “lâcher-prise”.

Le véritable apprentissage, c’est l’élève qui apprend par lui-même, qui “vole de ses propres ailes” parce que l’enseignant a su créer chez son cavalier cette réceptivité, cette sensibilité, ce champ de possibilités dans lequel il évolue en toute confiance.

Tout cela vous paraît idyllique et pourtant, c’est bien vers cela qu’il faut aller. Il reste encore un petit nombre d’enseignants, pour lesquels il est urgent de changer ! Et c’est possible, à tout âge. Peut-être pas du jour au lendemain, mais petit à petit, par paliers. Il suffit d’être conscient de son état et d’avoir une véritable envie d’évoluer. Vous êtes tenus de faire progresser vos élèves, c’est votre rôle. Pour cela, commencez par changer votre façon de communiquer et changez de langage !
Nous l’avons vu, nous fonctionnons beaucoup par programmation à partir d’images mentales. Nous réalisons ce que nous avons imaginé. Recevoir des représentations mentales positives et les accepter est donc le meilleur moyen de progresser. C’est donc à l’enseignant de trouver les mots justes pour apporter des solutions, encourager, féliciter le moindre progrès.

 

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Libérez votre mental pour libérer le mouvement

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Sans concentration, il ne peut y avoir de communication efficace avec le cheval. Il faut donc vous efforcer d’avoir un mental à cent pour cent dirigé vers vos sensations, la perception des événements et l’analyse de votre physique et de celui de votre cheval, pour préparer l’exercice à réaliser. Au moment de l’action tous les paramètres auront été pris en compte et vous pourrez “laisser passer” le mouvement sans intervention du mental...

Mots clés: 
REF ART85
harmonie cheval/cavalier
contrôle mental
Préparation mentale du cavalier
fonctionnement du cavalier
les bases de la position du cavalier
connexion cheval cavalier
communication cheval cavalier
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Nous avons évoqué précédemment (cf l’article « votre cheval parle de vous »), à quel point le cheval et le cavalier s’influencent mutuellement avec parfois des conséquences négatives lorsque les défauts d’un cheval se transmettent d’un cavalier à l’autre. Nous savons aussi que pour retrouver l’harmonie avec le cheval, le cavalier doit retrouver un fonctionnement le plus proche possible de la perfection. Cela passe avant tout par un mental libre de toute perturbation extérieure à l’action du moment.

Restez centré sur vos sensations

Ma méthode consiste à faire en permanence ma check-list mentale : à quoi je pense ? Ce sujet est-il d’actualité avec l’instant présent ?... Tout ce qui est extérieur à l’action du moment doit être éliminé. L’important n’est pas d’ignorer les préoccupations qui se présentent dans ma tête, mais simplement d’en prendre conscience, pour les classer dans le dossier des affaires à étudier plus tard lorsque je serai à pied. Sans concentration, il ne peut y avoir de communication efficace avec le cheval. Il faut donc vous efforcer d’avoir un mental à cent pour cent dirigé vers vos sensations, la perception des événements et l’analyse de votre physique et de celui de votre cheval, pour préparer l’exercice à réaliser. Au moment de l’action tous les paramètres auront été pris en compte et vous pourrez “laisser passer” le mouvement sans intervention du mental. Le geste s’effectue alors dans l’abandon de tout jugement, de tout contrôle ou de tout objectif de réussite. On retrouve cela dans le tennis par exemple, lorsque le joueur réalise le geste pour servir, il doit lâcher prise, déconnecter son mental de son physique pour “laisser faire” le mouvement.

La recherche de la cause première

Pour parvenir à cet état de lâcher prise, la première chose à faire, lorsqu’une information vous parvient, c’est de ne pas vous fier aux apparences. Personnellement, avant d’agir ou de réagir, je m’accorde toujours une à deux secondes de réflexion pour analyser la situation.
Je cherche avant tout à déconnecter ma réaction physique de mon mental. Pour cela, je m’attache à rechercher la cause première et non pas à m’en tenir à une simple vision ou sensation des choses. Ceci est d’autant plus vrai si vous manquez d’expérience. Rechercher en permanence la cause première est une bonne méthode pour ne pas se tromper et progresser.

Un exemple édifiant

A l’occasion d’un CSIO, je me trouvais dans la tribune des cavaliers et je regardais passer les concurrents. Un cavalier était sur le point de réaliser un sans faute mais en fin de parcours… son cheval s’est arrêté sur
le dernier obstacle. J’entends les quelques cavaliers spectateurs de la scène s’exclamer : « Quelle sale bête ce cheval ! S’arrêter juste sur le dernier ! » J’avoue qu’une telle réaction m’a dérangé. Je n’ai pas résisté à la tentation d’aller voir ce cavalier après l’épreuve pour lui demander de me parler de son refus. Ce dernier, tout comme les spectateurs, était persuadé que c’était son cheval qui avait décidé tout seul de s’arrêter. Je lui proposai donc de ne pas s’en tenir à cette seule explication mais de rechercher la cause première du refus en partant plutôt de son mental à lui et non pas de celui du cheval. En analysant bien sa propre attitude à l’abord de l’obstacle, le cavalier s’est rapidement rendu compte qu’en fait tout était parti de son mental à lui. Son cheval était hors de cause. En passant devant la tribune des cavaliers, il avait tout à coup laissé son esprit partir à l’extérieur. Il s’était mis à penser à ce que les autres penseraient de lui, de sa façon de monter. A partir de cet instant, ses gestes avaient perdu leur spontanéité : le cavalier voulait trop bien faire. Sa réaction fut de planter ses éperons dans les flancs de son cheval qui répondit à cette agression soudaine et injustifiée en se bloquant et en refusant de sauter.
Les actions du cavalier avaient été dictées en réaction à une donnée extérieure que le cheval ne pouvait pas comprendre et qui brouillait la communication.
Dans ce genre de situation, il est intéressant pour le cavalier de se poser la question : « Si mon cheval était monté par un grand cavalier, aurait-il réagi de la même façon ? » et dans le cas présent, « Se serait-il arrêté sur le dernier obstacle ? »
Nous en revenons une fois de plus à la concentration du cavalier… à suivre

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Votre cheval parle de vous !

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Il est surprenant de constater à quel point le cavalier et le cheval s’influencent mutuellement tant dans leur comportement mental que physique. Ceci est vrai plus particulièrement chez des couples cavalier/cheval habitués à travailler ensemble depuis longtemps.

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ART84
gérer le comportement du cheval
gestion des émotions
contrôle mental
améliorer la connexion avec le cheval
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Il est surprenant de constater à quel point le cavalier et le cheval s’influencent mutuellement tant dans leur comportement mental que physique. Ceci est vrai plus particulièrement chez des couples cavalier/cheval habitués à travailler ensemble depuis longtemps.

D’un cavalier à l'autre...

Lorsque je monte le cheval de quelqu’un d’autre, je ressens très rapidement cette influence. A tel point qu’en n’y prenant pas garde, il est très facile de tomber soi-même dans les défauts du cavalier habituel.

Dernièrement, je montais un cheval régulier, équilibré et surtout parfaitement calme sur le plat. Après la détente, je décide de travailler sur quelques obstacles très bas pour commencer. A quelques foulées d’un petit obstacle, je ressens tout à coup une inquiétude anormale chez le cheval : sa respiration se bloque, ses mouvements perdent de leur souplesse. Le cheval saute mais son geste est comme paralysé par la peur. Quelques mètres après la réception, tout redevient calme et le cheval reprend une respiration normale.

Il n’était pas difficile de comprendre que le cheval reproduisait le comportement de peur de sa cavalière habituelle. Le danger aurait été de me laisser entraîner dans le jeu du cheval. Je pense que, très rapidement, ma propre respiration se serait elle aussi, bloquée avant chaque obstacle.

On peut citer bien d’autres exemples. Un cavalier qui monte les mains trop hautes, s’assied dans sa selle d’une certaine façon. Le cheval, pour compenser la gêne occasionnée par cette mauvaise répartition du poids de son cavalier, aura tendance à organiser son attitude de manière à souffrir le moins possible. Si vous montez ce cheval, rapidement vous aurez tendance à prendre vous-même le même défaut que le cavalier parce que le cheval dans son comportement et son attitude vous renverra dans cette mauvaise position.
De même, s’il vous arrive d’être tendu et préoccupé, le cheval va percevoir vos contractions et se bloquer lui-même. Et ceci, habituellement, dans la même partie du corps que vous : la mâchoire crispée ou le dos raide.

Les humains sont des êtres d’habitude

Je constate d’ailleurs régulièrement que les mêmes cavaliers montent souvent les mêmes types de chevaux. Un cavalier qui a monté pendant longtemps un cheval avec une technique et un style particulier aura tendance à reproduire et à rechercher la même configuration avec tous les chevaux qu’il va monter. Les humains sont des êtres d’habitudes et ont tendance à recréer en permanence les mêmes situations. Je me souviens d’une cavalière qui avait beaucoup gagné en compétition avec un cheval chaud, la tête en l’air et l’encolure à la retourne. Aujourd’hui, tous les chevaux qu’elle monte ont la même attitude. Je suis persuadé que ce manque d’analyse de sa part la fait passer à coté de nombreuses autres expériences. Expériences, qui, très certainement, lui permettraient de progresser dans son équitation. C’est aussi très dommageable pour ses chevaux qui, inévitablement, souffrent dans cette attitude fausse et contre-nature. A court terme, tous finissent d’ailleurs par présenter les mêmes pathologies.

Retrouver sa vraie nature...

Pour faire face à ces situations, où le cavalier a tendance à rendre son équitation dépendante des habitudes ou des défauts du cheval, il est primordial de se concentrer en permanence sur ses propres sensations et de conserver sa position de base. Et ceci, jusqu’à ce que le cheval sente qu’il y a un confort supplémentaire à fonctionner dans une attitude normale.
Il m’arrive souvent de prendre comme point de départ le physique du cheval, ceci dans l’objectif de le placer par la suite dans des dispositions mentales favorables à un travail de qualité. Je commence, par exemple, par une détente en longe. Sans cavalier sur le dos, le cheval peut bouger librement et mettre son physique en place pour être plus disponible dans son corps lors du travail monté.
Je peux aussi travailler en partant d’une analyse de mon propre état mental ou physique. Il est important d’avoir un comportement libéré de toute contrainte de peur, de ressentiment, de vouloir… En bref, être soi-même, c’est à dire avoir une répartition équitable de son énergie entre ses actes, ses pensées et son ressenti. Si les émotions, la peur ou la colère, dominent, les capacités d’analyse sont altérées et les actes perdent de leur efficacité. La communication ne peut plus s’établir avec le cheval de manière claire et compréhensible pour lui.
Une fois que “la tête” est en place, il est possible de se concentrer à partir d’un mental libre pour travailler son physique en se rapprochant le plus possible de la position idéale. Ce n’est qu’à cette condition que le cavalier et le cheval pourront réellement être en phase.

   

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Bien choisir et utiliser les éperons

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Le modèle d’éperon doit être adapté à la qualité de l’équitation du cavalier et à la sensibilité du cheval. On ne met pas un éperon trop sévère avec un cavalier imprécis dans sa position et ses actions. Une jambe qui manque de fixité peut, notamment, générer des défenses de la part du cheval...

Mots clés: 
REF ART83
les éperons
l'usage des éperons
les aides du cavalier
finesse des actions
communication cheval cavalier
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Pour ma part, j’ai pratiquement toujours monté mes chevaux avec les mêmes éperons, des «Prince de Galles» d’une longueur de 3 cm légèrement courbés vers le bas. Pour autant, le modèle d’éperon doit être adapté à la qualité de l’équitation du cavalier et à la sensibilité du cheval. On ne met pas un éperon trop sévère avec un cavalier imprécis dans sa position et ses actions. Une jambe qui manque de fixité peut, notamment, générer des défenses de la part du cheval : fuite en avant, ruade, blocage, refus de se porter en avant...
Gardez également à l’esprit qu’un cheval respecte en premier lieu la position et la manière de se comporter du cavalier avant le matériel. C’est d'abord par une utilisation juste de ses aides naturelles que le cavalier obtiendra la compréhension et une meilleure qualité de réponse de la part de son cheval.

A ce propos il est important de rappeler que l’action de jambe ne commence pas par le bas, comme on pourrait le croire, mais par le haut. On agit d’abord au niveau de la hanche avec un simple signal du plat de la cuisse, puis avec le haut du mollet, le bas du mollet, le pied et, seulement à la fin, avec l’éperon. Pour un départ au galop, une simple pression du haut du mollet doit largement suffire avec un cheval un minimum dressé.
Le défaut est de commencer directement par l’éperon. C’est ainsi que les chevaux se blasent et finissent par ne plus répondre aux jambes. On voit certains cavaliers utiliser des ceintures élastiques autour des flancs des chevaux pour éviter de les blesser à l’éperon. Ces artifices ne règlent malheureusement pas le problème de fond, à savoir : une position inadaptée souvent associée à une mauvaise utilisation de leurs jambes. L’éperon est avant tout une aide pour renforcer certaines demandes ou obtenir plus de précisions dans l’action. C’est un peu le même principe que l’embouchure qui permet plus de contrôle sans utiliser trop de force. On obtient plus de précision dans la réponse, mais si le cavalier a la main trop dure, le résultat devient contre-productif.
Concernant l’action proprement dite de l’éperon, l’action doit se faire d’arrière en avant, un peu comme on presse un tube de dentifrice, pour faire sortir l’impulsion par le devant. Puisque la jambe est ronde autour d’un cheval lui-même cylindrique, l’éperon agit de bas en haut. A savoir qu’on descend les talons pour prendre le cheval sous le ventre et on agit en les remontant légèrement. Bien sûr, j’insiste sur le fait que cette action particulièrement efficace sera effectuée en dernier recours lorsque le cheval n’a pas répondu aux actions plus légères. Elle sera, bien entendu, immédiatement suivie du relâchement pour laisser au cheval le temps de comprendre et de répondre à la demande du cavalier.

 

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Le travail du jeune cheval : calme et mouvement en avant

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Beaucoup de psychologie doit être mise en œuvre pour l’éducation du cheval et la récompense est toujours plus profitable que la peur d’une punition.  Si tout se passe dans le calme, le cheval comprendra rapidement et saura adapter sa réponse à votre demande. C'est ainsi qu'au final il se sentira fier de ce qu'il fait.

Mots clés: 
REF ART82
jeune cheval
préparation jeune cheval
exercice jeune cheval
mise en condition jeunes chevaux
programme de travail jeune cheval
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Concernant le travail proprement dit du jeune cheval, je conseille en tout premier lieu de varier entre le travail monté, la longe et le travail en liberté. Si vous êtes bien équipé, vous pouvez faire travailler le cheval à la longe non seulement en manège, mais aussi en carrière ou en extérieur, à condition, bien sûr, de veiller à la qualité du terrain et à la sécurité.


 
En liberté dans le manège ou dans un couloir d’obstacles, le cheval pourra s’exprimer sans contrainte. Après 23 heures passées dans un box, quoi de plus agréable que d’étirer ses muscles par quelques ruades ? N’oubliez pas les protections : guêtres ou bandes et cloches, surtout à l’obstacle.
En liberté, vous pouvez commencer par quelques barres au sol, puis un petit croisillon. Vous pourrez ensuite monter les barres, très progressivement et seulement lorsque le cheval sera calme et en confiance. Gardez à l’esprit qu’à l’état sauvage, le cheval a toujours tendance à contourner l’obstacle et non à le sauter. Donc, un apprentissage s’impose, et pour cela, il vous faudra trouver la demande juste. Celle qui lui fera considérer le saut comme un jeu et non comme une contrainte.
Beaucoup de psychologie doit être mise en œuvre pour l’éducation du cheval et, comme nous l’avons déjà dit, la récompense est toujours plus profitable que la peur d’une punition. Si vous apprenez à votre cheval à charger sur les obstacles à grands claquements de chambrière, ne vous étonnez pas si, plus tard, vous manquez de contrôle dans vos abords. Utilisez la chambrière, mais associée aux appels de langue et à la voix. Et surtout, comme lors du travail monté, dosez vos actions ! Si tout se passe dans le calme, le cheval comprendra rapidement et saura adapter sa réponse à votre demande. La communication pourra prendre un peu de temps pour s’établir de façon satisfaisante, mais la priorité est, avant toute chose, le calme et le mouvement en avant. Lorsque la bonne réponse est obtenue, récompensez beaucoup. Ainsi le cheval se sentira fier de ce qu’il fait.
Pour ce qui est des espoirs que l’on peut fonder sur un cheval, je m’efforce d’être clair avec les propriétaires ou les cavaliers, tant sur le potentiel réel que sur le temps à passer pour parvenir à un résultat. Je constate heureusement que, dans la majorité des cas, les propriétaires ont le souci premier de la progression et de la santé de leurs chevaux.
C’est à une véritable équipe : cavalier, propriétaire, groom, maréchal… qu’il incombe de travailler avec un objectif commun : que la destinée de chaque cheval soit la meilleure possible. Les plus belles histoires sont celles de ces chevaux appartenant à des propriétaires fidèles. Nous pensons tous à ces champions qui après une belle jeunesse n’ont jamais changé de mains après 7 ans et restent dans la compétition jusqu’à l’âge de 17 ou 18 ans. Au-delà des grandes joies et des dimanches soir un peu tristes, il faut garder une vision élargie, un regard panoramique sur la carrière d’un cheval.
  
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La détermination : un ingrédient indispensable à la réussite

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La détermination s’entretient et se travaille selon les mêmes principes que l’éducation d’un cheval. C’est-à-dire en commençant par le plus simple... pour ne pas se “casser” le moral. 

Mots clés: 
REF ART79
Préparation mentale du cavalier
contrôle mental du cavalier
programme de travail
progression du cavalier
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La détermination est un ingrédient indispensable à la réussite. Les chevaux y sont d’ailleurs particulièrement réceptifs. C’est même ce qu’ils respectent en premier lieu lorsqu’ils ont affaire à un véritable homme de cheval.

La détermination s’entretient et se travaille selon les mêmes principes que l’éducation d’un cheval. C’est-à-dire en commençant par le plus simple... pour ne pas se “casser” le moral.

Quel que soit l’objectif, la première chose à faire est donc d’établir un plan de travail, comme les figures imposées d’une reprise de dressage. On passe à tel endroit, à telle vitesse, à tel moment, jusqu’au bout, sans excuses. Cette discipline s’applique à tout, que ce soit sur un parcours d’obstacles ou dans la vie de tous les jours. Bien sûr, les embûches, les désillusions, les échecs sont nombreux. Mais plus vous leur donnerez d’importance, plus ils se multiplieront. N’oubliez jamais que le plus grand ennemi de la détermination est notre tendance à nous laisser mener en bateau par les pensées négatives : « Je suis nul... je n’y arriverai jamais... etc…etc ». Vous avez le choix : soit vous parvenez à dominer votre discours intérieur, soit c’est lui qui vous domine. D’où l’intérêt d’avoir une détermination suffisamment forte pour croire en votre plan jusqu’au bout, quoi qu’il arrive, envers et contre tout... et tous !

 

Les gagnants ont un plan.
Les perdants ont des excuses !

 

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A cheval, c’est par le travail et la répétition que l’on parvient à la progression.

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A cheval, comme dans la vie de tous les jours, le travail est indispensable. Rien ne sert de chercher des “combines” ou des excuses pour échapper à cette réalité. Qu’il s’agisse d’équitation ou d’autres sports, personne n’est jamais parvenu au haut niveau sans travailler.

Mots clés: 
REF ART78
Préparation mentale du cavalier
contrôle mental du cavalier
programme de travail
progression du cavalier
Niveau de difficulté: 
Débutant
Dossier: 

 

 

A cheval, comme dans la vie de tous les jours, le travail est indispensable. Rien ne sert de chercher des “combines” ou des excuses pour échapper à cette réalité. Qu’il s’agisse d’équitation ou d’autres sports, personne n’est jamais parvenu au haut niveau sans travailler. S’identifier au bel athlète que l’on voit à la télévision en fait rêver plus d’un ! Mais les caméras, les photos, les honneurs ne sont que le bon côté de la médaille. Les journalistes ne parlent jamais, ou très peu, des heures et des heures de souffrance, des déceptions et des sacrifices que demandent la préparation d’un grand sportif. 

Qu’il s’agisse de mise en forme physique et mentale, d’hygiène de vie, d’organisation, d’approfondissement des connaissances... Le temps passé par les cavaliers à la préparation est presque dérisoire comparé aux autres sportifs.

Pourtant, à cheval, c’est par le travail et notamment par la répétition que l’on parvient à la progression. Pour faire un bon cheval et un bon cavalier, il faut de la détermination et des années de préparation avec le souci permanent d’amélioration, d’analyse, de recherche et d’exercices adaptés.

La réussite à long terme est à ce prix !


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Les bases de la préparation à l'obstacle

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Il y a trop souvent deux visions du travail : le plat  et l’obstacle. Pourtant, le dressage du cheval doit toujours répondre aux mêmes exigences quel que soit le travail. Durant la phase de travail sur le plat, cavaliers et chevaux doivent se placer d’emblée dans les conditions physiques et mentales d’un parcours d’obstacles

Mots clés: 
REF ART75
préparation compétition
Concours de saut d'obstacles
préparation sur le plat
Préparation mentale du cavalier
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Intermédiaire
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Il y a trop souvent deux visions du travail : le plat  et l’obstacle. Pourtant, le dressage du cheval doit toujours répondre aux mêmes exigences quel que soit le travail. Durant la phase de travail sur le plat, cavaliers et chevaux doivent se placer d’emblée dans les conditions physiques et mentales d’un parcours d’obstacles. Trop de cavaliers travaillent leurs chevaux pendant des heures, mais dès qu’ils vont sauter rien ne va plus : l’état d’esprit, la position, tout change. Le cheval, inquiet, modifie à son tour son comportement. Il était dressé… et quelques instants plus tard, il ne l’est plus. Cette situation est souvent la conséquence d’un manque “d’imagination” de la part du cavalier qui n’a pas une vision claire des objectifs. Parfois, s’imaginer que l’on va sauter une rivière de 4 mètres, une combinaison de verticaux, un oxer de 1,50 mètre de large, tourner à gauche, à droite, ralentir, aide à se rapprocher des conditions de calme, de contrôle du rythme nécessaires pour aller sauter. N’attendez pas de vous retrouver devant l’obstacle pour savoir si tous les paramètres sont maîtrisés ou non. Pour avoir du plaisir à faire un parcours, sur des obstacles de 50 centimètres ou de 1,50 mètre, la condition préalable est toujours la même : il faut un cheval dressé. Qu’est-ce qu’un cheval dressé ? Eh bien, c’est un cheval sur la main, capable d’enchaîner des figures et des exercices précis à une vitesse et sur un tracé déterminés. Ceci peut vous paraître évident, mais combien de cavaliers sont capables d’effectuer un parcours sur des obstacles de vingt centimètres, dans une cadence constante à l’abord et à la réception des obstacles, de rester en ligne « face à la glace », de faire des voltes de 10 mètres en gardant l’incurvation, de faire des allongements au galop sur 5 ou 6 foulées pour revenir dans leur galop de référence, de changer de pied au galop ? 
Ce n’est pas si compliqué d’obtenir ce résultat, encore faut-il avoir conscience de l’utilité de ce travail préparatoire. Bien sûr que l’on peut faire un parcours sans réunir toutes ces conditions, mais quelle “galère” pour le cavalier et le cheval !

Les cavaliers de dressage nous envient cette possibilité de test à l’obstacle. Si le galop sur le plat n’est pas bon, le saut sera mauvais : il y a sanction immédiate. Contrairement au dressage où il n’y a que le juge pour estimer si le galop vaut 3 sur 10 ou 9 sur 10, l’obstacle est à lui seul un moyen d’obtenir un retour d’information. C’est pourquoi, quel que soit le travail sur le plat, je cherche toujours à replacer les cavaliers dans les conditions de l’obstacle : « Imaginez que vous êtes filmés. Vous devez faire croire que vous êtes sur un parcours. L’attitude, la qualité du galop, le comportement… doivent être ceux d’un cavalier et d’un cheval prêts à sauter. Tout doit faire illusion devant la caméra.Vous le constaterez, en très peu de temps le cheval lui aussi va jouer le jeu. Lorsque nous visionnerons le film de ce parcours imaginaire, il faudra que vous soyez crédibles. » Le cavalier doit donc conserver sa concentration et faire “comme si…”. Il faut jouer le jeu, et même ne pas hésiter à aller dans l’excès. Si on estime que le galop de référence en épreuve est de 350 mètres par minute, il doit être capable de faire des voltes ou des changements de pieds dans un galop de 400 mètres par minute. Ceci pour habituer le cheval à être dans une tension et une énergie supérieures à celles que l’on demande à l’obstacle. Même si votre cheval n’en a pas les moyens, essayez de vous rendre compte de votre attitude et de savoir si vous seriez capable d’aller sauter un vertical de 1 mètre 60 avec cette qualité de galop.

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La décontraction du cavalier par la respiration

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Pour atteindre l’état de décontraction mentale et physique recherchée par tous les cavaliers, la respiration est une bonne façon de se recentrer sur soi-même et de ramener son esprit dans l’instant présent. Respirer calmement et profondément permet de rester en harmonie avec soi-même, d’être vigilant et de maintenir ses réflexes en alerte pour exécuter les mouvements avec des muscles détendus.

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Pour atteindre l’état de décontraction mentale et physique recherchée par tous les cavaliers, la respiration est une bonne façon de se recentrer sur soi-même et de ramener son esprit dans l’instant présent. Respirer calmement et profondément permet de rester en harmonie avec soi-même, d’être vigilant et de maintenir ses réflexes en alerte pour exécuter les mouvements avec des muscles détendus.
Regarder combien certains grands cavaliers internationaux exagèrent leur respiration. Deux ou trois foulées avant l’obstacle : une puissante expiration chasse l’émotion et fait revenir dans le présent.
Vous-même avez certainement remarqué à quel point la respiration peut être un bon indicateur de tension mentale. Lorsque tout est calme, elle se fait régulière et profonde. Mais à la moindre émotion, elle se bloque et avec elle, l’ensemble du corps se raidit.
Le cavalier doit savoir l’utiliser pour obtenir la décontraction et la souplesse indispensables à un bon fonctionnement du corps.
La plupart du temps, si l’on demande à quelqu’un de respirer profondément, il aura tendance à ne respirer qu’avec le haut du corps en gonflant sa poitrine.

Bien respirer, c’est laisser entrer l’air le plus bas possible dans son corps.
Faites l’essai maintenant. Contrôlez votre respiration en posant la main sur votre ventre : il doit se soulever. Idéalement, l’expiration doit être deux fois plus longue que l’inspiration car c’est elle qui permet le relâchement musculaire et l’ancrage du corps vers le bas.
A cheval, la position du corps conditionne la mobilité de la cage thoracique et du diaphragme. Si vous êtes penché en avant, les épaules et le dos rond, il sera très difficile de respirer profondément avec le ventre.
Entraînez-vous d’abord au pas. Regardez loin et respirez en vous imaginant que l’air descend jusque dans vos bottes.
Vous le constaterez, vos muscles se détendent, vous vous décontractez, votre cheval se calme, vous revenez dans une attitude favorable à un fonctionnement souple de vos articulations.
En promenade, au pas avec un cheval décontracté, la respiration est calme et régulière, le regard se porte loin. Cette même attitude, vous devez vous efforcer de la retrouver à l’abord d’un obstacle.
Pour vous entraîner, là encore, commencez par des exercices très simples : franchir des barres au sol par exemple. Essayez de savoir à quel moment vous avez le sentiment que votre attitude regard-respiration change. Progressivement, entraînez-vous sur des obstacles à 50 centimètres, puis 1 mètre, sur un parcours à la maison et en épreuve. Il est évident que, en compétition, votre respiration sera plus rapide. L’effort est plus important, mais l’état d’esprit doit rester le même. Apprenez à contrôler votre activité mentale.
Les cavaliers souhaitant progresser grâce à ces techniques respiratoires peuvent se référer à la pratique du yoga et autres techniques orientales.

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