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DOSSIERS A THEMES

La détente au paddock

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Tous les secrets d'une bonne détente au paddock. La préparation sur le plat, les sauts, le mental du cavalier... et un petit quizz ludique pour vérifier vos connaissances...

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Garder l'esprit clair et serein

La détente au paddock permet de mettre en phase le couple cavalier/cheval sur quelques obstacles, mais aussi d’échauffer les muscles et les articulations du cheval (et ceux du cavalier, s’il ne l’a pas fait préalablement). En réalité, cette détente n’en a souvent que le nom… car malheureusement pour beaucoup de cavaliers, plus le moment d’entrer en piste approche, plus les petits désagréments prennent de l’ampleur. D’où la nécessité d’en prendre conscience et de retrouver un état mental et physique serein et disponible. Rester soi-même et surtout clairvoyant, en relativisant les choses…
Les paddocks sont souvent très encombrés. Surtout regardez bien où vous allez. Attention au quart d’heure d’hystérie où tout le monde saute en même temps. Attendez quelques minutes, vous verrez très rapidement que tout redevient calme.

L'échauffement et préparation sur le plat

Commencez par un échauffement de 15 à 20 minutes aux trois allures. D’abord au pas pendant quelques minutes, puis au trot et au galop. Entrecoupez cette phase de mise en condition par des périodes de récupération durant lesquelles vous caressez votre cheval pour favoriser la mise en confiance et l’acclimatation au lieu et à l’ambiance du terrain.


Après cet échauffement, vous pouvez commencer à travailler les tournants au galop, les changements de pied et les transitions. Tout ceci, bien sûr, dans le calme avec un cheval à l’écoute. D’où l’intérêt de prévoir votre timing à l’avance. Rien de tel pour créer du stress et du désordre que d’arriver en retard sur le paddock.
Avant de commencer à sauter, vérifiez votre ordre de passage. Généralement, je commence le travail à l’obstacle 15 à 20 mn avant mon entrée en piste.
Avant de sauter, vérifiez l’état du sol. Demandez éventuellement à quelqu’un de passer le râteau devant et à la réception des obstacles.

Les sauts au paddock

Pour les premiers sauts, soyez très attentif à la qualité du galop, déterminez une vitesse que vous devrez vous efforcer de conserver loin, à l’abord et à la réception de l’obstacle.
Commencez par 2 ou 3 sauts sur un croisillon.
Lorsque vous contrôlez bien votre abord et vos réceptions, 4 ou 5 sauts sur des verticaux que vous montez progressivement suffiront. Après chaque saut, imaginez qu’il y a un autre obstacle à sauter pour vous replacer, vous et votre cheval, dans le contexte d’un enchaînement.


Faites une pause durant laquelle vous en profitez pour analyser ce qui a bien fonctionné et ce qui doit être amélioré. Cela vous permettra d’aborder la suite du travail dans des conditions optimales.
Faites 3 ou 4 sauts sur un oxer que vous montez et élargissez progressivement, pour atteindre les cotes proches de celles du parcours. Privilégiez les oxers montants pour mettre en confiance votre cheval sur la largeur. Gardez cependant à l’esprit qu’il n’est pas nécessaire de faire vos preuves sur le paddock !
Pensez également à récompenser votre cheval. C’est très bon pour le moral du cheval et pour relâcher les tensions du cavalier.
Prévoyez toujours 5 à 10 minutes de récupération pour souffler, vérifier votre matériel et refaire le parcours mentalement.
Lorsque qu’il ne reste plus que deux concurrents avant vous, faites 2 sauts sur un vertical : un à hauteur normale et un autre un peu plus haut.
Vous pouvez aussi sauter un petit oxer et un vertical.

Voilà vous êtes prêt !

 

Maintenant, essayez de devenir le champion du paddock en répondant au quizz ci-dessous !

 

 

 

 

Cours associés

Savoir analyser ses résultats en concours

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Après une épreuve, je me concentre avant tout sur les faits et les moyens mis en œuvre plutôt que sur le résultat lui-même. C’est important pour progresser. Chaque épreuve est une expérience de plus. Restez neutre...

Mots clés: 
ART91
compétition cso
contrôle mental
concours de saut d'obstacle
résultats CSO
remise des prix
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Débutant
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Après une épreuve, je me concentre avant tout sur les faits et les moyens mis en œuvre plutôt que sur le résultat lui-même. C’est important pour progresser. Chaque épreuve est une expérience de plus. Restez neutre : ne vous focalisez pas sur les fautes ou les erreurs, et à l’inverse face à un bon résultat, ne relâchez pas la vigilance et n’oubliez pas le cheminement qui a permis d’atteindre l’objectif. C’est une chose tellement grisante que de laisser libre cours à la joie et au bonheur de remporter un prix.
Pour autant, si l’on souhaite que la réussite se renouvelle, n’oublions pas les ingrédients de la victoire.

Restez vigilant quel que soit le résultat

La concentration et la vigilance doivent toujours rester intactes pour l’analyse et la compréhension des événements. Comme à l’entraînement, lorsque votre enseignant vous demande de passer une ligne en 5 foulées courtes. La première fois, vous faites 4 foulées, la seconde fois, 5 foulées courtes ! Vous vous félicitez de votre réussite : « Ça y est, j’ai réussi ! » A cet instant, votre attention se relâche, vous ne pensez plus qu’au résultat. Vous repassez la ligne… 4 foulées. Le cheminement qui vous avait permis d’arriver aux 5 foulées, vous n’avez pas été capable de le reproduire, tout occupé que vous étiez à savourer votre succès.
Il en est de même en compétition : ce n’est pas parce que vous avez gagné dimanche, qu’il faut relâcher votre vigilance le dimanche suivant.

Analysez vos résultats au regard de vos objectifs

Quelles que soient les circonstances, face au résultat, la réaction doit être fonction de l’objectif que l’on s’était fixé au départ : « Au fond, qu’est-ce que j’attendais de cette compétition ? Etait-ce un parcours de travail, un parcours de remise en condition du cheval ou de moi-même, un parcours pour gagner ? ».
Si le cheval est sans faute dans le temps que je m’étais fixé avant l’épreuve, je suis satisfait. Gagner est une notion tout à fait relative. Pour un même parcours, selon la concurrence, je peux être premier ou n’être pas classé du tout. Pourtant, cela n’enlève rien à ma performance. Le bilan pourra se faire plus tard, sur plusieurs compétitions et non sur une seule.
L’important n’est pas d’être le meilleur, mais de donner le meilleur de soi-même.

 

Victoire de Michel Robert et Emerette . mai 2019 . BUSTO ARSIZIO (ITA)

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3 conseils pour garder un mental de gagnant

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Voici dans quel l’état d’esprit tout un chacun devrait envisager la compétition. Etre au point à la maison lorsqu’on travaille dans le calme sans véritables enjeux est une chose, mais se confronter à ceux de la compétition en est une autre. Michel vous livre ses conseils pour garder un mental de gagnant en toute situation...

Mots clés: 
REF ART90
cso
stage CSO
jumping
Sunshine Tour 2019
reconnaissance d'un parcours
préparation compétition
mental du cavalier
Niveau de difficulté: 
Intermédiaire
Dossier: 

Michel Robert et Emerette au Sunshine Tour 2019 . Vejer de la Frontera . Espagne

Après cet hiver qui j’espère vous aura permis de bien vous préparer pour la nouvelle saison, vous commencez sans doute à réfléchir à votre programme de concours. Concernant les conseils pour vous mettre en route vous et votre cheval, je vous invite à relire cet article disponible sur Horse Academy.
J’aimerais également aborder quelques points importants concernant l’état d’esprit dans lequel tout un chacun devrait envisager la compétition. Là encore, revenons-en au mental du cavalier car être au point à la maison lorsqu’on travaille dans le calme sans véritables enjeux est une chose, mais se confronter à ceux de la compétition en est une autre.
Tout d’abord posez-vous la question de vos véritables motivations à vouloir pratiquer la compétition :
Est-ce le besoin de me comparer aux autres ? De changer de terrain ? De faire progresser mon cheval ?... Bien sûr, comme on ne peut pas gagner tous les dimanches, vos résultats sont toujours à mettre en perspective avec vos objectifs. Cela vous permettra d’analyser vos performances positivement.

1. Surveillez votre langage intérieur

Il y a tout un discours à maîtriser pour ne pas tomber dans une attitude de perdant : qu’il s’agisse du langage vis à vis des autres ou de votre langage intérieur. Nous avons déjà parlé de la pensée positive dans à l’occasion des leçons auxquelles vous assistez régulièrement sur Horse Academy. J’entends tellement de cavaliers critiquer en permanence leur cheval, le chef de piste, le paddock. Je me demande à quoi cela peut leur servir. Certes, tout le monde a le droit de remarquer des faits et d’en faire part éventuellement aux personnes responsables. De leur dire que telle chose pourrait être améliorée… ou que telle autre est vraiment une réussite (chose qu’on n’entend pratiquement jamais !). Avant tout, ne pas faire de fixations. Si on ne peut pas remédier à cet état de fait, passer très rapidement à autre chose. Ou alors, si le terrain ou le parcours sont si mauvais, il vaut mieux tout simplement décider de quitter les lieux. Le temps que chacun perd à juger les autres est encore une fois une excuse pour ne pas se regarder en face et échapper à ses devoirs.
Je suis amusé par certains commentaires. J’ai déjà remarqué que les personnes fortes emploient beaucoup l’expression : « Ça me gonfle ! » et les nerveux (qui ont du mal à se contrôler) : « Ça me rend dingue… ou ça me rend fou. » Ce langage n’est-il pas une façon de se programmer ? A tous ceux-là, je conseillerais de changer et d’opter pour un langage qui leur sera beaucoup plus bénéfique. Si aujourd’hui vous êtes sur ce terrain, mettez au contraire toutes les chances de votre côté pour que les choses se passent au mieux. En commençant par supprimer les pensées négatives qui polluent l’esprit et gênent la liberté de mouvement.

2. Eloignez-vous des éléments perturbateurs

L’entourage peut aussi être source de perturbation mentale. Les discussions sur certains paddocks me font parfois frémir. Elles ne laissent aucune chance au pauvre cavalier à qui on ne manque pas de rappeler
ses défauts ou ses faiblesses : « Toi qui fais toujours une faute sur le dernier obstacle, fais un effort cette fois-ci… Toi qui es toujours crispé… Toi qui as toujours la main trop dure... ». Comment peut-on se programmer positivement avec un tel langage ? Malheureusement, plus on se sent faible, plus les coups nous atteignent. Si je ne suis pas en forme, c’est justement ce jour-là que l’on viendra me dire la phrase que je n’ai pas envie d’entendre.
En revanche, il est étonnant de constater que si l’on est sûr de soi, les perturbateurs se tiendront à distance. Comme le lion qui va boire à la rivière, personne n’ose venir le déranger. Il faut se protéger et rester dans sa bulle.

3. Faite la “check-list” du compétiteur

Personnellement, lors de grandes épreuves, je me prépare un timing très précis du déroulement de la journée.
L’important est de ne rien laisser au hasard depuis le lever jusqu’à la remise des prix. J’appelle cela la “check-list” du compétiteur. Elle permet d’éliminer beaucoup d’inquiétudes : oublis, retards…
Savoir respecter le timing, c’est déjà être dans l’épreuve. Le moment d’entrer en piste n’est que la continuité de votre préparation.
Aux Jeux Olympiques de Munich, lors de l’épreuve de complet par équipe, j’étais le dernier concurrent de l’équipe de France, dans l’ordre de passage pour le cross. Au moment de prendre le départ, l’entraîneur me dit : « Ecoute, nous n’avons plus aucune chance d’être dans le classement, si tu veux, ne pars pas. » C’était l’un des messages les plus perturbateurs que je pouvais entendre, surtout avant un cross olympique. J’avais une excuse pour ne pas partir. J’aurais pu me mettre dans la tête que j’allais tomber comme les autres, mais cette information de l’entraîneur, je l’ai très rapidement analysée et balayée de mes pensées parce qu’elle n’entrait pas dans ma préparation mentale. Ce jour-là, j’ai réalisé un très beau parcours sans faute.

Allez, bonne saison à tous  !

 

Voici quelques parcours de début de saison . Sunshine Tour 2019

Sunshine Tour 2019 . Careca Epreuve 130

 

Sunshine Tour 2019 . Emerette Epreuve 140

 

Sunshine Tour 2019 . Emerette Epreuve 145

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3 conseils pour rester "ici et maintenant"

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La concentration est une gymnastique mentale qu’il est bon de pratiquer tous les jours. Selon les circonstances, notre tempérament ou notre état d’esprit du moment, l’exercice peut, bien entendu, être plus ou moins difficile... Voici 3 conseils pour rester "ici et maintenant" !

Mots clés: 
REF ART89
Préparation mentale du cavalier
mental du cavalier
calme à l'abord
relâchement des tensions
relaxation
Niveau de difficulté: 
Débutant
Dossier: 

Un des secrets de la concentration, est ce que l’on peut appeler la fascination de l’esprit… comparable à l’amour. Plus on aime une chose, plus elle occupe notre esprit et moins on se laisse distraire. Ainsi,  Il est aisé de penser et de se concentrer sur quelque chose que l’on aime. Plus nous prenons du plaisir à faire ce que nous faisons, plus il est facile de fixer notre attention sans nous laisser distraire. Il en est ainsi de l’état amoureux, où la personne aimée occupe la pensée sans que l’on ait besoin de faire d’effort.

Ce préalable étant posé, sachez que la concentration est une gymnastique mentale à pratiquer tous les jours. Selon les circonstances, notre tempérament ou notre état d’esprit du moment, l’exercice peut bien entendu être plus ou moins difficile... Voici 3 conseils pour rester "ici et maintenant" !

1- Eliminez les pensées inutiles

A cheval, l’important, c’est de vous recentrer au maximum sur vos sensations et les informations utiles. Cela signifie :
. être à l’écoute des sensations en provenance de votre corps et du cheval : ma position, l’allure, l’équilibre...
. Analyser et capter en permanence avec le regard panoramique les informations qui parviennent de l’extérieur : tracé, obstacle, tournant...
La check-list doit se dérouler en permanence dans votre tête. Si vous donnez trop d’importance au visuel, vous en oublierez votre cheval.
Si vous n’êtes attentif qu’aux sensations, vous en oublierez le terrain. L’important, c’est d’être capable de passer continuellement de l’un à l’autre sans aucune autre interférence. Je suis certain que vous allez dire : « Mes sensations, le parcours, mon cheval, ma position… ça paraît vraiment difficile de penser à tout cela en même temps. » Sachez que nos capacités mentales sont immenses. Nous sommes tous capables de penser à plusieurs choses à la fois, de programmer et d’agir, tout cela en quelques fractions de secondes.
J’analyse mon attitude : mes rênes sont trop longues, je les raccourcis pendant que mon esprit est déjà occupé à préparer l’abord de l’obstacle qui se présente devant moi… dans le même temps, j’ai la sensation que mon cheval s’écarte du tracé… je rectifie ma position pendant que je prépare ma réception… et ainsi de suite. Bien sûr que l’on peut faire une chose en pensant à une autre. C’est à la portée de tout le monde.

Ne sous-estimez pas les capacités du cerveau humain. Lorsque vous conduisez une voiture, vous faites des gestes : tourner le volant, appuyer sur les pédales, passer les vitesses… tout cela sans y penser alors que vous programmez où vous allez passer… dans le même temps vous êtes tout à fait capable de suivre une conversation avec un passager, de penser à ce que vous allez dire tout en vous grattant le nez… Si c’est possible en voiture, c’est possible à cheval.

 

2- Adaptez l'exercice à votre niveau

Evidemment, cette faculté d’agir presque instinctivement et de penser simultanément, suppose que l’on maîtrise ses gestes. Nous en revenons aux règles de progression dont nous avons déjà parlé. Si vous demandez à un cavalier débutant d’aller sauter un oxer de 1,80 mètre de large, il est évident que les automatismes gestuels n’étant pas acquis, il aura du mal à penser à sa réception tout en laissant son corps agir. En revanche, s’il maîtrise techniquement un simple départ au galop, il sera tout à fait capable de placer ses aides, de penser à son tracé et à sa position tout en écoutant les instructions de son moniteur.
En fait, il y a déconcentration lorsque le moment présent est perturbé par une pensée obsédante ou dominante : la peur, la colère, des factures à payer... Dans ce cas, en effet, cette capacité d’analyse du présent, du futur et des actions à réaliser devient impossible.
Se concentrer, c’est donc rester dans le présent. Ne pas laisser le doute
et la peur s’installer en référence à des événements passés ou à venir :
« La dernière fois, j’ai fait 4 points sur le même obstacle... Mon cheval a toujours peur de l’eau, je suis sûr qu’il va s’arrêter… »
Lorsque l’esprit “décroche” de l’instant présent, la réalité devient floue. L’esprit se met à programmer des images négatives et c’est la faute. Que ce soit à l’entraînement ou en concours, chaque fois que votre esprit commence à divaguer, ramenez-le doucement dans la réalité du moment présent.

3- Entrainez-vous !

La concentration est partie intégrante du processus d’apprentissage et de perfectionnement. Comme pour le reste, entraînez-vous. Vous pouvez même faire l’essai immédiatement. Arrêtez-vous de lire et ne pensez qu’à votre respiration pendant 20 secondes. Essayez d’analyser si vous êtes capable de ne penser à rien d’autre.

A cheval, entraînez-vous à faire un enchaînement de deux obstacles, en pensant uniquement à votre regard. Lorsque vous aurez réussi, entraînez-vous sur 3 puis 4 obstacles… et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous soyez capable de conserver votre concentration sur tout un parcours. Soyez réceptif aux informations en provenance de votre corps, de votre cheval et du terrain pour les analyser très vite et savoir si elles apportent un plus. Tout ce qui est extérieur au sujet du moment doit impérativement être éliminé. Restez “ ICI  et  MAINTENANT ”.

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Apprendre dans la joie et la bonne humeur : le meilleur chemin pour réussir

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En tant qu’élève, imaginez un instant que vous puissiez accéder à cet état de confiance absolue, quel que soit l’exercice... quelles que soient les circonstances, vous vous sentez porté, entouré, conforté dans vos actions, dans vos pensées... C’est le rêve !

Mots clés: 
REF ART87
relation enseignant élève
coaching
contrôle mental du cavalier
mise en confiance
maîtriser sa peur
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Débutant
Dossier: 

 


La majorité des enseignants et des entraîneurs d’aujourd’hui ont bien compris à quel point la progression doit s’appuyer sur l’équilibre mental et physique des cavaliers et des chevaux. L’époque où les instructeurs étaient recrutés dans les écoles de cavalerie est révolue. Même si, dans certains cas, la discipline militaire avait du bon, le langage et les méthodes de l’époque ne sont plus adaptées aux techniques d’apprentissage d’aujourd’hui. Tout le monde a bien compris que le point de départ d’une bonne instruction est avant tout l’instauration de la confiance : confiance en soi-même et confiance en son instructeur. Tout cela n’est possible... que dans la joie et la bonne humeur… qui restent les meilleurs remèdes contre la peur et l’inquiétude.

En tant qu’élève, imaginez un instant que vous puissiez accéder à cet état de confiance absolue, quel que soit l’exercice... quelles que soient les circonstances, vous vous sentez porté, entouré, conforté dans vos actions, dans vos pensées... C’est le rêve !
Et vous, enseignants : imaginez votre instruction sans le doute, la peur de mal faire, le jugement de votre élève sur lui-même, sur vous. Expliquez, demandez... et laissez faire. C’est ça aussi le “lâcher-prise”.

Le véritable apprentissage, c’est l’élève qui apprend par lui-même, qui “vole de ses propres ailes” parce que l’enseignant a su créer chez son cavalier cette réceptivité, cette sensibilité, ce champ de possibilités dans lequel il évolue en toute confiance.

Tout cela vous paraît idyllique et pourtant, c’est bien vers cela qu’il faut aller. Il reste encore un petit nombre d’enseignants, pour lesquels il est urgent de changer ! Et c’est possible, à tout âge. Peut-être pas du jour au lendemain, mais petit à petit, par paliers. Il suffit d’être conscient de son état et d’avoir une véritable envie d’évoluer. Vous êtes tenus de faire progresser vos élèves, c’est votre rôle. Pour cela, commencez par changer votre façon de communiquer et changez de langage !
Nous l’avons vu, nous fonctionnons beaucoup par programmation à partir d’images mentales. Nous réalisons ce que nous avons imaginé. Recevoir des représentations mentales positives et les accepter est donc le meilleur moyen de progresser. C’est donc à l’enseignant de trouver les mots justes pour apporter des solutions, encourager, féliciter le moindre progrès.

 

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Libérez votre mental pour libérer le mouvement

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Sans concentration, il ne peut y avoir de communication efficace avec le cheval. Il faut donc vous efforcer d’avoir un mental à cent pour cent dirigé vers vos sensations, la perception des événements et l’analyse de votre physique et de celui de votre cheval, pour préparer l’exercice à réaliser. Au moment de l’action tous les paramètres auront été pris en compte et vous pourrez “laisser passer” le mouvement sans intervention du mental...

Mots clés: 
REF ART85
harmonie cheval/cavalier
contrôle mental
Préparation mentale du cavalier
fonctionnement du cavalier
les bases de la position du cavalier
connexion cheval cavalier
communication cheval cavalier
Niveau de difficulté: 
Débutant
Dossier: 

Nous avons évoqué précédemment (cf l’article « votre cheval parle de vous »), à quel point le cheval et le cavalier s’influencent mutuellement avec parfois des conséquences négatives lorsque les défauts d’un cheval se transmettent d’un cavalier à l’autre. Nous savons aussi que pour retrouver l’harmonie avec le cheval, le cavalier doit retrouver un fonctionnement le plus proche possible de la perfection. Cela passe avant tout par un mental libre de toute perturbation extérieure à l’action du moment.

Restez centré sur vos sensations

Ma méthode consiste à faire en permanence ma check-list mentale : à quoi je pense ? Ce sujet est-il d’actualité avec l’instant présent ?... Tout ce qui est extérieur à l’action du moment doit être éliminé. L’important n’est pas d’ignorer les préoccupations qui se présentent dans ma tête, mais simplement d’en prendre conscience, pour les classer dans le dossier des affaires à étudier plus tard lorsque je serai à pied. Sans concentration, il ne peut y avoir de communication efficace avec le cheval. Il faut donc vous efforcer d’avoir un mental à cent pour cent dirigé vers vos sensations, la perception des événements et l’analyse de votre physique et de celui de votre cheval, pour préparer l’exercice à réaliser. Au moment de l’action tous les paramètres auront été pris en compte et vous pourrez “laisser passer” le mouvement sans intervention du mental. Le geste s’effectue alors dans l’abandon de tout jugement, de tout contrôle ou de tout objectif de réussite. On retrouve cela dans le tennis par exemple, lorsque le joueur réalise le geste pour servir, il doit lâcher prise, déconnecter son mental de son physique pour “laisser faire” le mouvement.

La recherche de la cause première

Pour parvenir à cet état de lâcher prise, la première chose à faire, lorsqu’une information vous parvient, c’est de ne pas vous fier aux apparences. Personnellement, avant d’agir ou de réagir, je m’accorde toujours une à deux secondes de réflexion pour analyser la situation.
Je cherche avant tout à déconnecter ma réaction physique de mon mental. Pour cela, je m’attache à rechercher la cause première et non pas à m’en tenir à une simple vision ou sensation des choses. Ceci est d’autant plus vrai si vous manquez d’expérience. Rechercher en permanence la cause première est une bonne méthode pour ne pas se tromper et progresser.

Un exemple édifiant

A l’occasion d’un CSIO, je me trouvais dans la tribune des cavaliers et je regardais passer les concurrents. Un cavalier était sur le point de réaliser un sans faute mais en fin de parcours… son cheval s’est arrêté sur
le dernier obstacle. J’entends les quelques cavaliers spectateurs de la scène s’exclamer : « Quelle sale bête ce cheval ! S’arrêter juste sur le dernier ! » J’avoue qu’une telle réaction m’a dérangé. Je n’ai pas résisté à la tentation d’aller voir ce cavalier après l’épreuve pour lui demander de me parler de son refus. Ce dernier, tout comme les spectateurs, était persuadé que c’était son cheval qui avait décidé tout seul de s’arrêter. Je lui proposai donc de ne pas s’en tenir à cette seule explication mais de rechercher la cause première du refus en partant plutôt de son mental à lui et non pas de celui du cheval. En analysant bien sa propre attitude à l’abord de l’obstacle, le cavalier s’est rapidement rendu compte qu’en fait tout était parti de son mental à lui. Son cheval était hors de cause. En passant devant la tribune des cavaliers, il avait tout à coup laissé son esprit partir à l’extérieur. Il s’était mis à penser à ce que les autres penseraient de lui, de sa façon de monter. A partir de cet instant, ses gestes avaient perdu leur spontanéité : le cavalier voulait trop bien faire. Sa réaction fut de planter ses éperons dans les flancs de son cheval qui répondit à cette agression soudaine et injustifiée en se bloquant et en refusant de sauter.
Les actions du cavalier avaient été dictées en réaction à une donnée extérieure que le cheval ne pouvait pas comprendre et qui brouillait la communication.
Dans ce genre de situation, il est intéressant pour le cavalier de se poser la question : « Si mon cheval était monté par un grand cavalier, aurait-il réagi de la même façon ? » et dans le cas présent, « Se serait-il arrêté sur le dernier obstacle ? »
Nous en revenons une fois de plus à la concentration du cavalier… à suivre

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Votre cheval parle de vous !

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Il est surprenant de constater à quel point le cavalier et le cheval s’influencent mutuellement tant dans leur comportement mental que physique. Ceci est vrai plus particulièrement chez des couples cavalier/cheval habitués à travailler ensemble depuis longtemps.

Mots clés: 
ART84
gérer le comportement du cheval
gestion des émotions
contrôle mental
améliorer la connexion avec le cheval
Niveau de difficulté: 
Débutant
Dossier: 

Il est surprenant de constater à quel point le cavalier et le cheval s’influencent mutuellement tant dans leur comportement mental que physique. Ceci est vrai plus particulièrement chez des couples cavalier/cheval habitués à travailler ensemble depuis longtemps.

D’un cavalier à l'autre...

Lorsque je monte le cheval de quelqu’un d’autre, je ressens très rapidement cette influence. A tel point qu’en n’y prenant pas garde, il est très facile de tomber soi-même dans les défauts du cavalier habituel.

Dernièrement, je montais un cheval régulier, équilibré et surtout parfaitement calme sur le plat. Après la détente, je décide de travailler sur quelques obstacles très bas pour commencer. A quelques foulées d’un petit obstacle, je ressens tout à coup une inquiétude anormale chez le cheval : sa respiration se bloque, ses mouvements perdent de leur souplesse. Le cheval saute mais son geste est comme paralysé par la peur. Quelques mètres après la réception, tout redevient calme et le cheval reprend une respiration normale.

Il n’était pas difficile de comprendre que le cheval reproduisait le comportement de peur de sa cavalière habituelle. Le danger aurait été de me laisser entraîner dans le jeu du cheval. Je pense que, très rapidement, ma propre respiration se serait elle aussi, bloquée avant chaque obstacle.

On peut citer bien d’autres exemples. Un cavalier qui monte les mains trop hautes, s’assied dans sa selle d’une certaine façon. Le cheval, pour compenser la gêne occasionnée par cette mauvaise répartition du poids de son cavalier, aura tendance à organiser son attitude de manière à souffrir le moins possible. Si vous montez ce cheval, rapidement vous aurez tendance à prendre vous-même le même défaut que le cavalier parce que le cheval dans son comportement et son attitude vous renverra dans cette mauvaise position.
De même, s’il vous arrive d’être tendu et préoccupé, le cheval va percevoir vos contractions et se bloquer lui-même. Et ceci, habituellement, dans la même partie du corps que vous : la mâchoire crispée ou le dos raide.

Les humains sont des êtres d’habitude

Je constate d’ailleurs régulièrement que les mêmes cavaliers montent souvent les mêmes types de chevaux. Un cavalier qui a monté pendant longtemps un cheval avec une technique et un style particulier aura tendance à reproduire et à rechercher la même configuration avec tous les chevaux qu’il va monter. Les humains sont des êtres d’habitudes et ont tendance à recréer en permanence les mêmes situations. Je me souviens d’une cavalière qui avait beaucoup gagné en compétition avec un cheval chaud, la tête en l’air et l’encolure à la retourne. Aujourd’hui, tous les chevaux qu’elle monte ont la même attitude. Je suis persuadé que ce manque d’analyse de sa part la fait passer à coté de nombreuses autres expériences. Expériences, qui, très certainement, lui permettraient de progresser dans son équitation. C’est aussi très dommageable pour ses chevaux qui, inévitablement, souffrent dans cette attitude fausse et contre-nature. A court terme, tous finissent d’ailleurs par présenter les mêmes pathologies.

Retrouver sa vraie nature...

Pour faire face à ces situations, où le cavalier a tendance à rendre son équitation dépendante des habitudes ou des défauts du cheval, il est primordial de se concentrer en permanence sur ses propres sensations et de conserver sa position de base. Et ceci, jusqu’à ce que le cheval sente qu’il y a un confort supplémentaire à fonctionner dans une attitude normale.
Il m’arrive souvent de prendre comme point de départ le physique du cheval, ceci dans l’objectif de le placer par la suite dans des dispositions mentales favorables à un travail de qualité. Je commence, par exemple, par une détente en longe. Sans cavalier sur le dos, le cheval peut bouger librement et mettre son physique en place pour être plus disponible dans son corps lors du travail monté.
Je peux aussi travailler en partant d’une analyse de mon propre état mental ou physique. Il est important d’avoir un comportement libéré de toute contrainte de peur, de ressentiment, de vouloir… En bref, être soi-même, c’est à dire avoir une répartition équitable de son énergie entre ses actes, ses pensées et son ressenti. Si les émotions, la peur ou la colère, dominent, les capacités d’analyse sont altérées et les actes perdent de leur efficacité. La communication ne peut plus s’établir avec le cheval de manière claire et compréhensible pour lui.
Une fois que “la tête” est en place, il est possible de se concentrer à partir d’un mental libre pour travailler son physique en se rapprochant le plus possible de la position idéale. Ce n’est qu’à cette condition que le cavalier et le cheval pourront réellement être en phase.

   

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Bien choisir et utiliser les éperons

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Le modèle d’éperon doit être adapté à la qualité de l’équitation du cavalier et à la sensibilité du cheval. On ne met pas un éperon trop sévère avec un cavalier imprécis dans sa position et ses actions. Une jambe qui manque de fixité peut, notamment, générer des défenses de la part du cheval...

Mots clés: 
REF ART83
les éperons
l'usage des éperons
les aides du cavalier
finesse des actions
communication cheval cavalier
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Débutant
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Pour ma part, j’ai pratiquement toujours monté mes chevaux avec les mêmes éperons, des «Prince de Galles» d’une longueur de 3 cm légèrement courbés vers le bas. Pour autant, le modèle d’éperon doit être adapté à la qualité de l’équitation du cavalier et à la sensibilité du cheval. On ne met pas un éperon trop sévère avec un cavalier imprécis dans sa position et ses actions. Une jambe qui manque de fixité peut, notamment, générer des défenses de la part du cheval : fuite en avant, ruade, blocage, refus de se porter en avant...
Gardez également à l’esprit qu’un cheval respecte en premier lieu la position et la manière de se comporter du cavalier avant le matériel. C’est d'abord par une utilisation juste de ses aides naturelles que le cavalier obtiendra la compréhension et une meilleure qualité de réponse de la part de son cheval.

A ce propos il est important de rappeler que l’action de jambe ne commence pas par le bas, comme on pourrait le croire, mais par le haut. On agit d’abord au niveau de la hanche avec un simple signal du plat de la cuisse, puis avec le haut du mollet, le bas du mollet, le pied et, seulement à la fin, avec l’éperon. Pour un départ au galop, une simple pression du haut du mollet doit largement suffire avec un cheval un minimum dressé.
Le défaut est de commencer directement par l’éperon. C’est ainsi que les chevaux se blasent et finissent par ne plus répondre aux jambes. On voit certains cavaliers utiliser des ceintures élastiques autour des flancs des chevaux pour éviter de les blesser à l’éperon. Ces artifices ne règlent malheureusement pas le problème de fond, à savoir : une position inadaptée souvent associée à une mauvaise utilisation de leurs jambes. L’éperon est avant tout une aide pour renforcer certaines demandes ou obtenir plus de précisions dans l’action. C’est un peu le même principe que l’embouchure qui permet plus de contrôle sans utiliser trop de force. On obtient plus de précision dans la réponse, mais si le cavalier a la main trop dure, le résultat devient contre-productif.
Concernant l’action proprement dite de l’éperon, l’action doit se faire d’arrière en avant, un peu comme on presse un tube de dentifrice, pour faire sortir l’impulsion par le devant. Puisque la jambe est ronde autour d’un cheval lui-même cylindrique, l’éperon agit de bas en haut. A savoir qu’on descend les talons pour prendre le cheval sous le ventre et on agit en les remontant légèrement. Bien sûr, j’insiste sur le fait que cette action particulièrement efficace sera effectuée en dernier recours lorsque le cheval n’a pas répondu aux actions plus légères. Elle sera, bien entendu, immédiatement suivie du relâchement pour laisser au cheval le temps de comprendre et de répondre à la demande du cavalier.

 

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Le travail du jeune cheval : calme et mouvement en avant

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Beaucoup de psychologie doit être mise en œuvre pour l’éducation du cheval et la récompense est toujours plus profitable que la peur d’une punition.  Si tout se passe dans le calme, le cheval comprendra rapidement et saura adapter sa réponse à votre demande. C'est ainsi qu'au final il se sentira fier de ce qu'il fait.

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REF ART82
jeune cheval
préparation jeune cheval
exercice jeune cheval
mise en condition jeunes chevaux
programme de travail jeune cheval
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Concernant le travail proprement dit du jeune cheval, je conseille en tout premier lieu de varier entre le travail monté, la longe et le travail en liberté. Si vous êtes bien équipé, vous pouvez faire travailler le cheval à la longe non seulement en manège, mais aussi en carrière ou en extérieur, à condition, bien sûr, de veiller à la qualité du terrain et à la sécurité.


 
En liberté dans le manège ou dans un couloir d’obstacles, le cheval pourra s’exprimer sans contrainte. Après 23 heures passées dans un box, quoi de plus agréable que d’étirer ses muscles par quelques ruades ? N’oubliez pas les protections : guêtres ou bandes et cloches, surtout à l’obstacle.
En liberté, vous pouvez commencer par quelques barres au sol, puis un petit croisillon. Vous pourrez ensuite monter les barres, très progressivement et seulement lorsque le cheval sera calme et en confiance. Gardez à l’esprit qu’à l’état sauvage, le cheval a toujours tendance à contourner l’obstacle et non à le sauter. Donc, un apprentissage s’impose, et pour cela, il vous faudra trouver la demande juste. Celle qui lui fera considérer le saut comme un jeu et non comme une contrainte.
Beaucoup de psychologie doit être mise en œuvre pour l’éducation du cheval et, comme nous l’avons déjà dit, la récompense est toujours plus profitable que la peur d’une punition. Si vous apprenez à votre cheval à charger sur les obstacles à grands claquements de chambrière, ne vous étonnez pas si, plus tard, vous manquez de contrôle dans vos abords. Utilisez la chambrière, mais associée aux appels de langue et à la voix. Et surtout, comme lors du travail monté, dosez vos actions ! Si tout se passe dans le calme, le cheval comprendra rapidement et saura adapter sa réponse à votre demande. La communication pourra prendre un peu de temps pour s’établir de façon satisfaisante, mais la priorité est, avant toute chose, le calme et le mouvement en avant. Lorsque la bonne réponse est obtenue, récompensez beaucoup. Ainsi le cheval se sentira fier de ce qu’il fait.
Pour ce qui est des espoirs que l’on peut fonder sur un cheval, je m’efforce d’être clair avec les propriétaires ou les cavaliers, tant sur le potentiel réel que sur le temps à passer pour parvenir à un résultat. Je constate heureusement que, dans la majorité des cas, les propriétaires ont le souci premier de la progression et de la santé de leurs chevaux.
C’est à une véritable équipe : cavalier, propriétaire, groom, maréchal… qu’il incombe de travailler avec un objectif commun : que la destinée de chaque cheval soit la meilleure possible. Les plus belles histoires sont celles de ces chevaux appartenant à des propriétaires fidèles. Nous pensons tous à ces champions qui après une belle jeunesse n’ont jamais changé de mains après 7 ans et restent dans la compétition jusqu’à l’âge de 17 ou 18 ans. Au-delà des grandes joies et des dimanches soir un peu tristes, il faut garder une vision élargie, un regard panoramique sur la carrière d’un cheval.
  
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La détermination : un ingrédient indispensable à la réussite

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La détermination s’entretient et se travaille selon les mêmes principes que l’éducation d’un cheval. C’est-à-dire en commençant par le plus simple... pour ne pas se “casser” le moral. 

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REF ART79
Préparation mentale du cavalier
contrôle mental du cavalier
programme de travail
progression du cavalier
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Débutant
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La détermination est un ingrédient indispensable à la réussite. Les chevaux y sont d’ailleurs particulièrement réceptifs. C’est même ce qu’ils respectent en premier lieu lorsqu’ils ont affaire à un véritable homme de cheval.

La détermination s’entretient et se travaille selon les mêmes principes que l’éducation d’un cheval. C’est-à-dire en commençant par le plus simple... pour ne pas se “casser” le moral.

Quel que soit l’objectif, la première chose à faire est donc d’établir un plan de travail, comme les figures imposées d’une reprise de dressage. On passe à tel endroit, à telle vitesse, à tel moment, jusqu’au bout, sans excuses. Cette discipline s’applique à tout, que ce soit sur un parcours d’obstacles ou dans la vie de tous les jours. Bien sûr, les embûches, les désillusions, les échecs sont nombreux. Mais plus vous leur donnerez d’importance, plus ils se multiplieront. N’oubliez jamais que le plus grand ennemi de la détermination est notre tendance à nous laisser mener en bateau par les pensées négatives : « Je suis nul... je n’y arriverai jamais... etc…etc ». Vous avez le choix : soit vous parvenez à dominer votre discours intérieur, soit c’est lui qui vous domine. D’où l’intérêt d’avoir une détermination suffisamment forte pour croire en votre plan jusqu’au bout, quoi qu’il arrive, envers et contre tout... et tous !

 

Les gagnants ont un plan.
Les perdants ont des excuses !

 

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