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La juste tonicité musculaire du cavalier

Mots Clés
Débutant, position du cavalier, fonctionnement du cavalier, dos du cavalier, REF ART16

 

(...) Pour comprendre l'intérêt d'un dos en place, il faut savoir comment fonctionne
notre système musculaire du cavalier et notamment, faire la distinction entre les muscles du
mouvement et les muscles de soutien.
Les muscles du mouvement, les biceps, les quadriceps, les adducteurs… sont
ceux qui nous servent à marcher, courir, lever un bras, une jambe, soulever des
charges, utiliser nos éperons… Ces grands muscles situés superficiellement juste
sous notre peau sont puissants, mais ne sont pas très endurants puisqu’ils sont
censés n’être utilisés que ponctuellement.
Les muscles de soutien sont à l’inverse, peu puissants mais extrêmement endurants.
Ils sont situés plus profondément dans notre corps, principalement autour de
nos articulations et le long de notre colonne vertébrale. On les appelle aussi les
muscles de la posture car ils soutiennent la charpente de notre corps. Comme
nous l’avons évoqué précédemment, ces muscles sont utiles pour maintenir notre
verticalité et lutter contre la pesanteur.
Notre mode de vie et notre tendance naturelle à faire le moins d’efforts
possible, nous incitent malheureusement à faire un usage très limité de nos
muscles de soutien. C’est la forme la plus généralisée de mauvaise utilisation
de soi.
Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la position des consommateurs à la terrasse
d’un café. La plupart sont "avachis" sur leurs chaises, le dos rond, assis de travers,
les jambes croisées, la tête posée sur une paume de main… Toutes ces mauvaises
postures mettent en tension les muscles du mouvement et raccourcissent ceux
du dos.

A cheval, et plus particulièrement à l'abord des obstacles, nous fonctionnons souvent
de la même façon. Le manque de soutien de notre dos et nos mauvaises habitudes
nous incitent à utiliser en priorité nos muscles superficiels. Nous accrocher
aux rênes, mettre trop de pression avec nos jambes, visser les genoux dans la
selle, contracter nos épaules… C’est-à-dire agir en force là où nous devrions au
contraire mettre de la décontraction et du relâchement. Cette sollicitation excessive
des muscles du mouvement se fait forcément au détriment des muscles de soutien.
Le cavalier lâche son dos et devient incapable de rester stable pour faire un usage
correct de ses aides et maintenir son cheval dans les conditions favorables à un
bon abord. C’est toute la différence avec le cavalier expérimenté qui lui, est capable de
rester dans la juste tonicité pour contrôler son cheval presque exclusivement par
l’action des muscles de son dos.
Il est certain que contrairement aux muscles du mouvement, la plupart du temps
mis en tension instinctivement, activer nos muscles profonds suppose une démarche
volontaire et consciente. Pour se tenir droit, il faut déjà le vouloir. C’est là
qu’intervient l’aspect mental de l’équilibre (...)

 

Extrait du livre "Les secrets de l'abord parfait" . Chapitre : La méthode Alexander par Véronique Bartin