Bien choisir la selle pour vous et votre cheval | Horse Academy

Vous êtes ici

Bien choisir la selle pour vous et votre cheval

Mots-clés
HABG10, selle cheval, selle équitation, selle CSO, selle jumping, saddle fitting, choix selle, selle michel robert, selle evolution

Michel a l’habitude de dire que la selle est le cartilage entre le cheval et le cavalier. Pour lui, une bonne selle est indispensable à une circulation fluide et claire de la communication cavalier-cheval. D’une part, elle doit respecter le confort du cheval et d’autre part, elle doit permettre au cavalier d’adopter une bonne position sans effort.

Concernant le premier point, la recherche du confort maximum va permettre non seulement d’améliorer le bien-être du cheval mais aussi ses performances sportives. Comme l’explique Michel Robert : "Un cheval pourra trotter, galoper, sauter… bien mieux si la selle n’appuie pas à l’endroit où ça fait mal. Lorsqu’on regarde un cheval évoluer en liberté, l’idéal est d’arriver au même résultat avec une selle et un cavalier sur le dos". Il est en effet primordial que la selle laisse toute sa liberté de mouvement au cheval et qu’en aucun cas, elle ne soit une source de douleur comme on le voit parfois.
Ceci est bien sûr valable pour toutes les disciplines, y compris pour le cheval de loisir qui doit aussi prendre du plaisir à se promener dans la campagne sans avoir le garrot ou le dos compressé par une mauvaise selle.

L’arçon

Pour schématiser, on peut considérer que la partie située sous la selle impacte surtout le confort du cheval, tandis que celle du dessus influence plus directement la position et le fonctionnement du cavalier. Entre les deux, il y a l’arçon, pièce maîtresse de la selle. Son ossature en quelque sorte. L’arçon doit être suffisamment souple pour assurer du confort au cavalier et au cheval, tout en conservant une certaine rigidité pour résister aux importantes contraintes qui s’exercent sur une selle.

L’arçon de la selle Michel Robert Prestige est composé d’un matériau en fibre synthétique permettant d’optimiser le confort et la longévité de la selle.

Les matelassures de la selle

Pour être confortable, la selle doit respecter certains critères de base. Une attention toute particulière doit notamment être portée sur la qualité des matelassures. Les deux coussins situés de part et d’autre sous la selle doivent reposer uniformément sur le dos du cheval. Certaines zones ne doivent pas subir plus de pression que d’autres car cela finit par créer des douleurs susceptibles d’évoluer vers de véritables pathologies.
Les coussins doivent également pouvoir amortir souplement le poids du cavalier. Les matelassures d’une selle de qualité sont généralement constituées de latex ou de laine. Voici l’avis de Michel Robert à ce propos : « Pour ma part, j’utilise les deux types de garniture. Le latex offre l’avantage de ne pas se déformer dans le temps et donc de conserver ses propriétés amortissantes pendant toute la durée de vie de la selle. Les panneaux laines sont quant à eux plus confortables pour le cheval, mais ils doivent être contrôlés régulièrement car, à l’usage, ils ont tendance à perdre de leur souplesse. A l’heure actuelle, j’ai plutôt tendance à utiliser des selles avec des panneaux laine car le confort du cheval reste ma priorité. »

La gouttière centrale, entre les deux coussins a aussi son importance. Elle doit être suffisamment large et profonde pour laisser la colonne vertébrale bouger sans toucher la partie dure de la selle lors de certains mouvements. Il faut imaginer que les vertèbres sont situées juste sous la peau et que le moindre contact avec un élément trop dur peut être une source de douleur importante pour le cheval. Nous savons à quel point il est désagréable de subir un choc ou même un simple appui sur un tibia. On peut ainsi imaginer ce que le cheval ressent lorsque sa colonne vient toucher la selle lorsque son dos s’arrondi pour sauter.

Une bonne selle place directement le cavalier dans une bonne position

Comme l’explique Michel Robert : " Il y a un schéma de position type qui permet de bien fonctionner à cheval. Même si personne n’a une position parfaite, il convient de s’en rapprocher le plus possible. La conformation de la selle doit justement participer au bon positionnement du cavalier et non pas en accentuer les défauts. Il faut notamment se méfier du sentiment de confort que certains peuvent ressentir en s’asseyant sur les selles qui les placent comme dans un fauteuil :  les fesses en arrière et les jambes en avant. Cette position n’est en aucun cas compatible avec la pratique d’une équitation sportive. La selle doit au contraire favoriser au maximum la verticalité et la liberté de mouvement du cavalier. On voit bon nombre de cavaliers lutter contre leur selle pour avoir une bonne position".
Avec une bonne selle, le cavalier doit pouvoir se mettre facilement en équilibre sur ses pieds, sans tomber en arrière et sans avoir besoin de s’accrocher à la bouche du cheval pour garder sa stabilité.

La forme du siège

Le choix d’une forme de siège dépend bien entendu de la discipline pratiquée. Pour ce qui concerne le CSO, Michel Robert conseille le siège semi-creux : « Pour rester vertical et accompagner en souplesse le mouvement du cheval, le cavalier doit placer son centre de gravité le plus proche possible du pommeau.  En sachant qu’un siège plat a tendance à faire reculer les fesses du cavalier et qu’un siège creux à tendance à bloquer l’assiette, je préconise de choisir un siège semi-creux. C’est en tout cas celui qui est plus adapté à l’équitation de saut d’obstacles ».

Les taquets

Ce sont des blocs de mousse positionnés devant et derrière la jambe du cavalier. Là encore, Michel Robert préconise le juste milieu. Si les taquets ont leur utilité pour limiter la mobilité de la jambe, il ne s’agit pas de la bloquer dans une position figée incompatible avec l’accompagnement du mouvement, surtout à l’obstacle. Le volume des taquets doit donc rester raisonnable tout en sécurisant le cavalier dans les situations déstabilisantes telles que le blocage brutal du mouvement en avant, ruades…

La sangle : un élément à ne surtout pas négliger

Michel Robert a été le premier a imaginé le concept de sangle bavette afin de préserver le confort des chevaux. Il avait remarqué à quel point les sangles trop étroites peuvent compresser, voire même aller jusqu’à déformer, le sternum du cheval.
L’objectif de la bavette est de répartir la pression de la sangle sur une plus grande surface. L’autre fonction de la sangle bavette, c’est de protéger le cheval lorsque les sabots de ses antérieurs viennent frapper son sternum lors des sauts. Cela se produit surtout lorsque les chevaux ont un bon style et troussent fortement les antérieurs au-dessus de l’obstacle. Les chocs peuvent être encore plus douloureux si les fers sont équipés de crampons. Grâce à la bavette, le cheval est bien protégé et n’est pas pénalisé alors même qu’il fait l’effort de bien sauter.
Le modèle de sangle imaginé par Michel Robert possède également des matelassures spéciales garnies d’une mousse à mémoire de forme. Le contact est ainsi beaucoup plus agréable et moelleux au niveau du sternum.
Ajoutons que la découpe de la sangle est également étudiée pour laisser un maximum de liberté de mouvement au cheval au niveau des coudes.