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Les 4 contacts

Mots Clés
Débutant, aides du cavalier, Le contact, les 4 contacts, les aides, REF ART13

 

 

La mise en confiance du cheval passe par un contact visuel, olfactif et kinesthésique. Si je pose ma main à plat sur l’encolure d’un cheval, il va se sentir rassuré par cette présence permanente. En revanche, si ma main se soulève et revient au contact plusieurs fois de suite, le cheval va attendre le moment où le contact reviendra sans savoir si ce sera agréable ou non pour lui.
Une fois en selle, c’est la même chose. Si vous avez tendance à monter
les rênes détendues, le cheval va craindre le moment où vous allez reprendre le contact avec sa bouche et prendre ce que l’on appelle… un “coup de sonnette”.
Sans contact, la communication est coupée. Le cheval se demande ce qu’il doit faire. Il est libre de choisir lui-même et de faire un mauvais choix que son cavalier s’empressera de sanctionner. C’est ce vide de communication que les chevaux détestent.
Et c’est ainsi qu’ils finissent par perdre confiance.
Pour favoriser la bonne communication, le cheval a besoin d’un contact permanent. C’est à dire d’une présence qui le rassure et à partir de laquelle il va pouvoir rester réceptif aux demandes de son cavalier.
Le contact doit se traduire par une très légère pression des jambes… quelques grammes seulement ! Une trop forte pression gêne le cheval et limite ses possibilités de mouvement.
Tout est dans le dosage. Entre des jambes vissées dans la selle et des jambes qui ballotent sur les flancs, le cavalier doit, une fois encore, trouver  “la position du milieu”, sachant que la vérité est dans la subtilité.
Le contact passe par les jambes (fesses, cuisses et mollets) et les mains par l’intermédiaire des rênes vers la bouche. D’où l’importance pour le cavalier de rester fixe et stable dans sa position et d’acquérir ce que l’on appelle l’indépendance des aides. C’est à dire la faculté de pouvoir bouger une jambe ou une main sans que cela n’ait de répercussion involontaire sur une autre partie du corps.
Je parle des “4 contacts” : les deux jambes et les deux mains. Ce sont les relais de communication entre le cavalier et le cheval. Les 4 contacts peuvent être comparés à “4 portes” qui s’ouvrent et se ferment pour canaliser l’énergie vers l’avant. Si le cavalier a besoin d’énergie dans les postérieurs (le moteur) les jambes entreront en action en augmentant la pression qui passera de quelques grammes à quelques kilos. Un cheval normalement dressé doit comprendre la demande de son cavalier .

De même, le contact avec la bouche doit se faire avec des doigts souples et les articulations du bras libres de toute tension inutile. Le cheval est sensible à la moindre raideur, à la moindre tension… sa confiance dans  la main du cavalier est très fragile. Il faut la préserver à tout prix et surtout… prendre garde au réflexe naturel qui consiste à se raccrocher aux rênes et à reculer les mains vers soi. Le cavalier doit au contraire apprendre à avancer les mains sans altérer sa position et ceci quels que soient
les mouvements de l’encolure : sur un saut, un allongement au galop... ou à chaque fois que le cheval a besoin de s’étendre après un travail dans une attitude “fermée”.
Le contact sera plus fin et plus confortable pour le cheval, si le cavalier travaille sur des mains légèrement écartées : au minimum 25 centimètres, voire beaucoup plus dans certains cas (cf. chapitre 8).
De même, dans les tournants et les incurvations, n’hésitez pas également à avancer la main extérieure.
Pour conserver un contact permanent, imaginez que vous montez avec des rênes élastiques qui permettraient d’annuler les variations de tensions. Dans la réalité, ce sont vos bras qui par des mouvements vers l’avant vont remplir cette fonction d’amortissement.
Vous pouvez aussi imaginer qu’au bout de vos rênes, il y a un mors et rien pour le tenir… pas de montants, seulement le contact léger et moelleux que vous établissez avec la bouche. Si vous abandonnez le contact, le mors tombe… et la communication avec le cheval est rompue.
Retenez que le contact doit constituer une sorte de cadre rassurant dans lequel le cheval peut évoluer en toute confiance. A partir de là, le cavalier pourra agir tout en laissant au cheval sa liberté de mouvement.

 

Extrait du livre "Secrets et méthode d'un grand champion"