Le contrôle mental à l'abord des obstacles | Horse Academy

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Le contrôle mental à l'abord des obstacles

Mots-clés
contrôle à l'obstacle, aborder un obstacle, contrôle mental, gérer sa peur, REF HA50
Débutant

L'objectif de cette leçon est d'apprendre au cavalier à contrôler ses pensées pour rester "présent" surtout face aux situations génératrices de stress, comme c'est souvent le cas à l'abord des obstacles.

Durant, cette séance, Michel fait travailler Sophie et Pauline, deux cavalières amateurs. Il met en place un exercice qui va leur permettre d'apprendre à rester centrées sur l'instant présent pour ne pas laisser l'appréhension et la peur s'installer.

"La peur est un état d’esprit que l’on peut cultiver, amplifier ou stopper. C’est un nuage qui passe. Un processus négatif qui fonctionne souvent par association d’idées : « J’entre sur le terrain… j’aperçois l’ambulance des secouristes… mon cheval va refuser… je vais tomber… me faire mal… » La respiration se bloque, les muscles se crispent, les actions deviennent désordonnées, la communication avec le cheval est rompue.

Dans d’autres cas, l’association d’idées peut être positive : « La vision d’un cavalier qui reçoit une coupe, la victoire, le sans faute… »

La peur n’est qu’une illusion créée par l’esprit. Le serpent que l’on croit apercevoir dans la pénombre, n’est autre qu’une simple corde oubliée sur le sol. Face à un événement, c’est l’interprétation que l’on en fait qui rend les choses faciles ou difficiles, tristes ou gaies. Un même obstacle peut paraître dangereux ou insignifiant selon l’état d’esprit du moment. Le cheval a, lui aussi, cette faculté de s’inventer des fantômes. Avec un cavalier calme et serein, le fantôme disparaît. Avec un cavalier inquiet ou affolé, il prend des allures de monstre abominable.

 
Il importe donc de casser l’engrenage des associations d’idées destructrices : vous avez le choix entre l’ambulance et les secouristes ou le podium de la victoire. A vous de voir ! Personnellement, je ne regarde jamais les ambulances, les mauvais parcours, les chutes, les mauvais sauts… je préfère programmer le film de mon parcours réussi.

D’où l’intérêt de s’entraîner le plus souvent possible à savoir ce qui se passe avec nos pensées, à les contrôler le plus possible. Bien sûr, c’est plus facile assis dans un fauteuil que devant un oxer de 2 mètres 20 de large sur un parcours de Championnat du Monde. Pour autant, les choses n’ont que l’importance qu’on leur donne ! Pouvoir contrôler, stopper, diriger nos pensées doit être possible à tout moment. C’est ce que l’on appelle la concentration. Elle va nous permettre de détecter le moment précis où le mental “décroche”, de prendre conscience et d’évacuer tout ce qui est extérieur à l’action du moment. C’est ainsi que nous allons laisser notre corps agir instinctivement, sans intervention du mental qui juge ou cherche à bien faire (...)"

 

Extrait du livre "Secrets et méthode d'un grand champion"

Durée: 
21 min