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Importance de la rectitude à l'obstacle

Mots Clés
Débutant, position du cavalier, rectitude, amélioration de la propulsion, REF ART32, canaliser le cheval

A l’abord, sur le saut et à la réception d’un obstacle, il est nécessaire d’avoir un cheval droit pour utiliser toute sa force et son potentiel musculaire. Beaucoup de fautes proviennent d’un décalage du saut vers la gauche ou vers la droite de l’obstacle. La propulsion ne se fait alors que sur un seul postérieur. Au plané, le cheval est tordu et se réceptionne généralement sur le même antérieur. A terme, le cheval est physiquement atteint, et la qualité des sauts se dégrade.

En fait, parler de la rectitude revient à parler de l’incurvation. Pour être droit, le cheval doit d’abord avoir été préparé par un travail de dressage, d’assouplissement et de musculation sur le cercle. Le travail sur le cercle permet au cheval d’acquérir force et souplesse. La musculation ainsi qu’un meilleur fonctionnement des articulations sont obtenus par une plus grande sollicitation du postérieur intérieur et un étirement du latéral externe. Prenez l’habitude de caler le cheval sur le cercle avec vos aides intérieures ou extérieures. Vous pourrez par la suite utiliser les mêmes actions pour le garder sur une ligne droite.

Lorsque les traces des postérieurs recouvrent celles des antérieurs, on peut dire que le cheval est droit, qu’il soit sur le cercle ou sur la ligne droite.

Mais, qui dit rectitude du cheval, dit nécessairement rectitude du cavalier. La première image qui me vient à l’esprit, c’est celle du funambule. Il garde son équilibre grâce à la juste répartition de son poids du corps par rapport à l’axe du fil sur lequel il évolue. Chaque déplacement de son corps s’effectue dans un équilibre parfait. Guidé par son regard panoramique, il peut conserver la maîtrise de chacun de ses gestes tout en conservant une vision claire de l’ensemble de la situation. Il ne regarde jamais vers le sol.

A cheval, le cavalier comme le funambule sur son fil, doit être posé dans la position du milieu : le bassin en ligne par rapport à l’axe médian du cheval, la colonne vertébrale droite qui supporte la tête et le regard panoramique.

Le meilleur professeur, c’est le miroir du manège. Lui ne triche pas.
Un bon exercice consiste à sauter un obstacle face à la glace du manège. On peut placer également un couloir de barres à l’abord et à la réception de l’obstacle. Après plusieurs passages, le cavalier peut se rendre compte de son attitude et de sa position. S’il parvient à contrôler les épaules et les hanches de son cheval par rapport à l’axe médian de l’obstacle et du couloir de barres, c’est gagné.

 

 

Un abord, un saut et une réception en ligne doivent être recherchés en permanence.
Le moindre décalage vers la gauche ou la droite doit être immédiatement rectifié. Plus on attend avant de réagir, plus il sera difficile de revenir dans l’axe. Le miroir permet de déterminer rapidement la cause première d’un éventuel défaut de rectitude. Défaut pouvant provenir de la position du cavalier mais aussi du cheval que l’on a laissé trop longtemps sauter de travers.

 
Lorsqu’un cheval se décale à droite ou à gauche sur ses sauts, règle n°1 : vérifier l’orientation du regard du cavalier.

Un regard en ligne est le paramètre incontournable, et ceci, quelle que soit la cause première du problème.