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Le contrôle à la réception des obstacles

Mots Clés
Débutant, position du cavalier, contrôle à l'obstacle, contrôle mental, réception, contrôle de la réception, controle à l'abord, ART40

 

Pour un cheval, sauter un obstacle est un moment intense. Intense à la fois mentalement et physiquement. C’est là qu’il va devoir faire circuler une grande quantité d’énergie dans son corps pour utiliser pleinement son potentiel de puissance physique. Dès lors, la moindre entrave à la libre circulation de l’énergie peut compromettre la bonne exécution de ses mouvements. Les chevaux peuvent être gênés par une simple contraction du cavalier et notamment celle d’une épaule ou d’un coude qui ne fonctionnerait pas dans le sens de l’accompagnement du saut. Bien sûr, si tout ceci est valable quelle que soit la situation et y compris sur le plat, le saut reste un moment critique dont les enjeux sont de nature à peser fortement sur la confiance du cheval. Si nous évoquons souvent les problèmes posés dans la phase d’abord, il est tout aussi important de parler de la réception. Le cavalier ayant franchi “l’épreuve” de l’abord est soulagé d’être au-dessus de l’obstacle et devient, tout à coup, moins présent. C’est la cause première des pertes de contrôle à la réception des sauts. Pour y remédier, je préconise de placer un autre obstacle ou une simple barre au sol, quelques foulées plus loin pour habituer le cavalier à conserver sa vigilance et programmer ses actions sur toutes les phases du saut.

Concernant l’attitude du cavalier à la réception, là aussi le vieil adage : « La main appartient à la bouche du cheval »… et non l’inverse, prend toute son importance.

 

A chaque instant, la main du cavalier doit pouvoir s’avancer de 2 cm à 20 cm voire plus, en direction de la bouche du cheval. A priori, une telle attitude est plutôt contre-nature pour la plupart des cavaliers et va bien au-delà du simple geste. Par réflexe de protection, besoin de contrôle ou appréhension, la tendance naturelle est plutôt de ramener les mains vers soi. En réalité, il ne peut s’agir que d’une fausse sécurité car c’est justement sur les sauts que le cheval a le plus besoin du balancier de son encolure pour faire jouer librement les articulations et la musculature de son dos et de ses épaules. Un cheval qui a confiance dans la main de son cavalier pourra sauter dans une attitude confortable pour lui. Cette possibilité d’étirer son dos au-dessus de l’obstacle sera d’autant plus importante s’il s’agit de franchir un obstacle large type spa, rivière ou oxer.

La bonne position du cavalier est donc, entre autres, celle qui permet à la main de s’avancer. Il suffit pour cela d’essayer de dissocier les mains du reste du corps. Si à l’abord, les mains sont capables de s’avancer, et ceci quelle que soit la place de la battue de départ, les épaules du cavalier pourront rester en place et ne pas gêner le cheval dans la phase de montée. A la réception, le buste du cavalier pourra ainsi se maintenir au-dessus du point d’équilibre du cheval.