Importance de la préparation mentale : 2 ème partie | Horse Academy

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Importance de la préparation mentale : 2 ème partie

Mots Clés
Débutant, Préparation mentale du cavalier, contrôle mental, REF ART9

 

Eliminer les excuses
J’ai eu l’occasion d’enseigner l’équitation à des cavaliers de tous niveaux depuis de nombreuses années, il y a une chose qui bloque souvent la progression : ce sont les excuses. A cheval, elles apparaissent généralement lorsqu’un cavalier doit faire un exercice difficile. Bien sûr, il est préférable d’éviter les situations dangereuses, mais ce sont généralement, là-encore, des manœuvres pour éviter de se mettre en face de soi-même.
Devant une tâche qui rebute, n’avez-vous jamais remarqué le nombre de choses que l’on se trouve à faire pour retarder le moment de passer à l’action ? Faire des voltes devant un obstacle par exemple, certains en sont des spécialistes. Une première volte : « Là je ne suis pas prêt », une deuxième : « Mon cheval est trop chaud », une troisième : « Je n’arrive pas sur la bonne foulée »... etc. Parfois faire une volte peut être une bonne chose. Mais généralement, cela n’apporte rien. C’est une excuse pour ne pas aller sauter. Personnellement, j’ai plutôt tendance à aller directement de l’autre côté de l’obstacle.
Les excuses-types, nous les connaissons tous. Si votre cheval s’arrête devant un obstacle :
« C’est la faute du soleil en face de l’obstacle… Mon cheval a glissé... Le maréchal-ferrant… Le chef de piste... Mon moniteur est nul…»
Le cheval constitue d’ailleurs le tout premier support d’excuses. « Il est trop jeune, trop chaud, pas assez… » Ou encore : « Je suis trop vieux,  je n’ai pas le temps, je n’ai pas les moyens. »
Soyez conscient de votre dialogue intérieur et posez-vous la question : « Mes actions ou mes paroles ne sont-elles pas une ou des excuses pour ne pas faire ce qui est difficile ? »

N’oubliez jamais que le cheval est un catalyseur d’émotions. Il est le miroir de votre propre état d’esprit du moment. “Oui, mais aujourd’hui, il est nerveux !” Regardez-vous dans le miroir… et vous ? Comment êtes-vous aujourd’hui ?..
Beaucoup de gens trichent avec eux-mêmes. Les excuses font partie de tout ce processus négatif qui bloque la progression. Lorsque l’élève commence à tricher, vous le détectez rapidement, généralement cela commence par : « Oui, mais… » Pour ma part, je préfère le « Mais oui. »
Là encore, tout est affaire de confiance : confiance en soi et confiance en son instructeur. Si l’un de mes élèves commence à se trouver des excuses, je l’incite à en prendre conscience. C’est vrai, dans un contexte de peur ou d’inquiétude, le cavalier a tendance à perdre son contrôle mental : « Je n’ai pas le niveau, mon cheval n’est pas capable de… je suis trop fatigué aujourd’hui… » Je m’attache alors à créer un climat positif, c’est une sorte de contrat passé entre l’élève et moi. Je pose la question : « Es-tu d’accord pour faire des progrès ? » En général, la réponse est oui. « Es-tu d’accord pour voir les choses autrement ?... Peux-tu envisager la possibilité que tes difficultés soient la conséquence de ta façon de penser ? »

 

Jamais de "Oui mais..."

A remplacer par "Mais oui"

 

Extrait du livre "Secrets et méthode d'un grand champion"