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Tout le monde peut progresser

Mots Clés
Débutant, Préparation mentale du cavalier, contrôle mental, gestion des émotions, REF ART55

Je suis certain que chacun d’entre nous peut atteindre son ou ses objectifs. J’ai tellement vu de cavaliers au niveau équestre moyen qui, par la force de leur passion et de leur conviction, sont arrivés au plus haut niveau. Pourtant, il y a tant d’occasions de se laisser décourager.

 

 

Il m’est arrivé d’entendre certains entraîneurs dire : « Ce n’est pas la peine, celui-là ou celle-là n’arrivera jamais à rien ... » et de retrouver ce même cavalier quelques années plus tard, médaillé aux Championnats du Monde ou aux Jeux Olympiques. Tout ceux qui réussissent ont un point commun : ils croient en eux. Même si, comme tout le monde, il leur arrive d’avoir de temps en temps le moral à zéro, le désir de réussir et de croire en ce qu’ils font reste au fond d’eux. Certains cavaliers viennent me voir et me disent : « Je n’y arriverai jamais, je suis trop vieux, trop faible, trop nerveux, pas assez concentré. » A chaque fois, je les persuade que tous les cavaliers, sans exception, peuvent faire des progrès. Pour cela, il faut “avoir la foi”. Plutôt que de se comparer aux autres, comparer le niveau que l’on avait il y a un an ou un mois avec celui d’aujourd’hui. Se rendre compte de ses progrès est un encouragement pour trouver la force de continuer.

Recherchez les personnes qui vous encouragent et n’écoutez pas les autres. Il en va d’ailleurs de même avec votre discours intérieur.

Pour les chevaux aussi, fiez-vous à votre sentiment profond. Au tout début de ma carrière de cavalier de complet, j’avais deux jeunes chevaux auxquels je croyais énormément. J’eus l’opportunité de demander au directeur  technique de l’équipe de France de l’époque ce qu’il pensait d’eux.
Ce dernier, après m’avoir vu évoluer en dressage et sur le cross eut un avis plutôt négatif : trop lourds, pas assez comme ci, pas assez comme ça... Bref il me laissait peu d’espoir d’en faire un jour de véritables chevaux de haut niveau. L’année suivante, avec l’un d’eux, Ut Majeur, je suis devenu Champion de France, et trois ans plus tard, avec l’autre meilleur cavalier aux Jeux Olympiques de Munich. Sur les quatre chevaux de l’équipe présente à Munich, mes deux chevaux étaient là !

Les encouragements sincères de la part des autres sont malheureusement très rares. Personnellement, je remercie beaucoup Marc, le père de Gilles Bertran de Balanda. Lui a réellement su m’encourager avec son cœur.

La plupart de nos handicaps, de nos faiblesses, de nos complexes sont avant tout dans notre tête. Ce sont ces barrières mentales qui figent
la progression.

C’est aussi pour cela que les progrès peuvent être plus ou moins rapides selon les cavaliers. Le corps est à l’image de l’esprit et vice-versa : avec un cavalier ouvert aux conseils et souple dans sa tête, les progrès sont rapides. En revanche, ceux qui résistent dans leur tête, résistent aussi dans leur corps et l’évolution sera forcément plus lente. Je constate moi-même tous les jours que ma façon de voir et d’appréhender les choses et les événements fait évoluer mon corps et ma façon de monter.