Programmez votre réussite ! | Horse Academy

Vous êtes ici

Programmez votre réussite !

Mots Clés
Débutant, préparation mentale, contrôle mental, gérer la peur, gestion des émotions, coaching mental, REF ART56

Comme je l’évoque souvent, que ce soit en compétition ou à l’entraînement, il est important de programmer à l’avance ce que l’on veut faire. Dès que le cavalier met son cheval en mouvement, il doit être capable de savoir à l’avance où il va passer, à quelle vitesse et dans quelle attitude. Et pour cela, il faut faire fonctionner ce que j’appelle notre "vidéo intérieure". C’est-à-dire que l’action s’est déjà déroulée dans notre tête avant d’être exécutée.

Mais, si programmer est une bonne chose, encore faut-il avoir une vision positive de l’avenir, et surtout, une image claire de l’exercice réussi. Imaginez votre parcours sans faute, plutôt que d’imaginer votre cheval au refus devant le gros oxer qui vous inquiète.

 

Michel-robert-et-oh-d-eole

 

Lorsque j’accompagne des élèves en concours, je leur demande de ne regarder que les bons cavaliers, afin que seules les images conformes à ce qu’ils veulent obtenir s’impriment dans leur mental. Vous aussi, n’hésitez pas à imiter les grands cavaliers. Observez-les à la télévision ou, si vous en avez l’occasion, sur les terrains. Constituez-vous une bibliothèque d’images de référence mentale : la position d’untel, le calme et la décontraction de tel autre...

 

La programmation permet également d’éliminer les réactions générées par la peur. Le cavalier débutant qui monte pour la première fois aura tendance à se contracter et à tirer sur les rênes à l’instant où son cheval avance. Cette action-réaction, liée à la peur, ne relève pas d’un mouvement clairement programmé. Le cheval ne comprenant pas le message est libre de l’interpréter à sa façon.

En compétition, c’est la même chose. Si le cavalier a un moment de peur devant un gros obstacle, parce que l’image de son cheval au refus se forme dans sa tête, il va, par réaction, serrer les jambes, baisser le regard, crisper les mains… et le cheval va s’arrêter. Et c’est ainsi qu’il se produit ce que le cavalier a imaginé. Tout comme le débutant qui se voyait déjà parti au grand galop sur un cheval emballé.

Il est donc primordial de maîtriser son mental pour maîtriser ses gestes.
Ce contrôle ne peut s’obtenir qu’en prenant confiance en soi. Je me souviens qu’à l’occasion d’un Grand Prix à La Baule, j’étais le dernier concurrent à passer au barrage. Peter Charles et les autres barragistes étaient sans faute avec un très bon temps. Avant d’entrer en piste, je m’adresse à Jean-Maurice Bonneau, l’entraîneur national : « Je serai plus rapide que Peter Charles. » La programmation de mon parcours était nette et claire à 100 %. L’épreuve était déjà courue dans ma tête, il n’y avait plus qu’à laisser les mouvements se faire instinctivement : le tracé, les abords, la vitesse… rien n’était laissé au hasard. Le chronomètre s’affiche : je suis le plus rapide et sans faute !

Si nous prenons l’habitude d’analyser nos expériences en étant clair avec nous-même, il est facile de s’apercevoir que nous finissons toujours par obtenir ce que nous avons voulu.