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3 conseils pour garder un mental de gagnant

Mots Clés
REF ART90, cso, stage CSO, jumping, Sunshine Tour 2019, reconnaissance d'un parcours, préparation compétition, mental du cavalier

Michel Robert et Emerette au Sunshine Tour 2019 . Vejer de la Frontera . Espagne

Après cet hiver qui j’espère vous aura permis de bien vous préparer pour la nouvelle saison, vous commencez sans doute à réfléchir à votre programme de concours. Concernant les conseils pour vous mettre en route vous et votre cheval, je vous invite à relire cet article disponible sur Horse Academy.
J’aimerais également aborder quelques points importants concernant l’état d’esprit dans lequel tout un chacun devrait envisager la compétition. Là encore, revenons-en au mental du cavalier car être au point à la maison lorsqu’on travaille dans le calme sans véritables enjeux est une chose, mais se confronter à ceux de la compétition en est une autre.
Tout d’abord posez-vous la question de vos véritables motivations à vouloir pratiquer la compétition :
Est-ce le besoin de me comparer aux autres ? De changer de terrain ? De faire progresser mon cheval ?... Bien sûr, comme on ne peut pas gagner tous les dimanches, vos résultats sont toujours à mettre en perspective avec vos objectifs. Cela vous permettra d’analyser vos performances positivement.

1. Surveillez votre langage intérieur

Il y a tout un discours à maîtriser pour ne pas tomber dans une attitude de perdant : qu’il s’agisse du langage vis à vis des autres ou de votre langage intérieur. Nous avons déjà parlé de la pensée positive dans à l’occasion des leçons auxquelles vous assistez régulièrement sur Horse Academy. J’entends tellement de cavaliers critiquer en permanence leur cheval, le chef de piste, le paddock. Je me demande à quoi cela peut leur servir. Certes, tout le monde a le droit de remarquer des faits et d’en faire part éventuellement aux personnes responsables. De leur dire que telle chose pourrait être améliorée… ou que telle autre est vraiment une réussite (chose qu’on n’entend pratiquement jamais !). Avant tout, ne pas faire de fixations. Si on ne peut pas remédier à cet état de fait, passer très rapidement à autre chose. Ou alors, si le terrain ou le parcours sont si mauvais, il vaut mieux tout simplement décider de quitter les lieux. Le temps que chacun perd à juger les autres est encore une fois une excuse pour ne pas se regarder en face et échapper à ses devoirs.
Je suis amusé par certains commentaires. J’ai déjà remarqué que les personnes fortes emploient beaucoup l’expression : « Ça me gonfle ! » et les nerveux (qui ont du mal à se contrôler) : « Ça me rend dingue… ou ça me rend fou. » Ce langage n’est-il pas une façon de se programmer ? A tous ceux-là, je conseillerais de changer et d’opter pour un langage qui leur sera beaucoup plus bénéfique. Si aujourd’hui vous êtes sur ce terrain, mettez au contraire toutes les chances de votre côté pour que les choses se passent au mieux. En commençant par supprimer les pensées négatives qui polluent l’esprit et gênent la liberté de mouvement.

2. Eloignez-vous des éléments perturbateurs

L’entourage peut aussi être source de perturbation mentale. Les discussions sur certains paddocks me font parfois frémir. Elles ne laissent aucune chance au pauvre cavalier à qui on ne manque pas de rappeler
ses défauts ou ses faiblesses : « Toi qui fais toujours une faute sur le dernier obstacle, fais un effort cette fois-ci… Toi qui es toujours crispé… Toi qui as toujours la main trop dure... ». Comment peut-on se programmer positivement avec un tel langage ? Malheureusement, plus on se sent faible, plus les coups nous atteignent. Si je ne suis pas en forme, c’est justement ce jour-là que l’on viendra me dire la phrase que je n’ai pas envie d’entendre.
En revanche, il est étonnant de constater que si l’on est sûr de soi, les perturbateurs se tiendront à distance. Comme le lion qui va boire à la rivière, personne n’ose venir le déranger. Il faut se protéger et rester dans sa bulle.

3. Faite la “check-list” du compétiteur

Personnellement, lors de grandes épreuves, je me prépare un timing très précis du déroulement de la journée.
L’important est de ne rien laisser au hasard depuis le lever jusqu’à la remise des prix. J’appelle cela la “check-list” du compétiteur. Elle permet d’éliminer beaucoup d’inquiétudes : oublis, retards…
Savoir respecter le timing, c’est déjà être dans l’épreuve. Le moment d’entrer en piste n’est que la continuité de votre préparation.
Aux Jeux Olympiques de Munich, lors de l’épreuve de complet par équipe, j’étais le dernier concurrent de l’équipe de France, dans l’ordre de passage pour le cross. Au moment de prendre le départ, l’entraîneur me dit : « Ecoute, nous n’avons plus aucune chance d’être dans le classement, si tu veux, ne pars pas. » C’était l’un des messages les plus perturbateurs que je pouvais entendre, surtout avant un cross olympique. J’avais une excuse pour ne pas partir. J’aurais pu me mettre dans la tête que j’allais tomber comme les autres, mais cette information de l’entraîneur, je l’ai très rapidement analysée et balayée de mes pensées parce qu’elle n’entrait pas dans ma préparation mentale. Ce jour-là, j’ai réalisé un très beau parcours sans faute.

Allez, bonne saison à tous  !

 

Voici quelques parcours de début de saison . Sunshine Tour 2019

Sunshine Tour 2019 . Careca Epreuve 130

 

Sunshine Tour 2019 . Emerette Epreuve 140

 

Sunshine Tour 2019 . Emerette Epreuve 145