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Travail à la longe : compréhension et connexion

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Comme nous l’avons vu, nos dispositions mentales, nos intentions, notre capacité d'écoute et la manière de communiquer notre énergie ont beaucoup plus d’influence sur le cheval que nos gestes.

Rien ne leur échappe...

S’il nous appartient de nous adapter à la personnalité de chaque cheval, il est certain que tous sont d’emblée dans de meilleures dispositions avec une personne positive, amicale et compréhensive. On peut être exigeant et convaincant sans violence. La solution passe par la compréhension. Cela fonctionne avec les humains… et aussi, et surtout, avec les chevaux.
Ces derniers savent d’ailleurs très vite à qui ils ont affaire. Comme nous l’avons vu, rien ne leur échappe ! Le moindre de nos gestes trahit notre état d’esprit et la moindre de nos pensées hors sujet ou inadaptée à la situation est susceptible de parasiter la communication. Pour être parfaitement réceptif aux signaux émis par le cheval, commencez par faire le vide dans votre tête. Soyez présent et ouvert à l’échange, "ici et maintenant", sans vous projeter dans le futur, sans intention particulière. Essayez de prendre conscience de votre propre état mental : êtes-vous calme... nerveux... en colère... avez-vous peur ?... Ou, au contraire, êtes-vous plutôt confiant ?... Cette analyse va déjà vous permettre de vous débarrasser d’un grand nombre de pensées parasites et vous inciter à vous recentrer sur la relation avec votre cheval. Vous serez ainsi plus disponible pour capter les précieux messages qu’il vous envoie.
Nous le faisons entre humains : avant même d’échanger une parole, nous savons décrypter en un instant les dispositions mentales de l’autre. Cette faculté doit être mise à profit dans notre relation avec les chevaux car elle permet, entre autres, d’adapter notre comportement à chaque cheval.

Le cheval nous pose des questions

Dans un second temps, exprimez et imposez progressivement vos intentions et vos objectifs de travail. Soyez clair et déterminé, tout en laissant au cheval un espace de liberté suffisant pour lui permettre de vous poser ses questions : « C’est bien ça que tu veux ? ». Restez concentré sur ce dialogue silencieux et subtil, car la question s’exprime la plupart du temps sous la forme d’un micromouvement, un simple début de réponse, une sorte de test pour voir si c’est bien ce que veut le longeur. Par exemple, lorsque le cheval avance son bout du nez de quelques centimètres vers le bas, il est important d’y être attentif. Si au lieu de céder légèrement pour dire « Oui, c’est ça que je veux », vous regardez ailleurs ou bloquez le mouvement, le cheval interprétera votre attitude comme un refus de le laisser descendre son encolure. C’est là que commencent l’incompréhension mutuelle et l’escalade de la force… pour ne pas dire de la violence. Malheureusement... moins les réponses sont claires et immédiates, que ce soit de la part du cheval ou de vous-même, plus les débordements prendront de l’ampleur et plus il faudra être sévère pour revenir en arrière.

C’est pour cela que j’insiste une fois encore sur le fait de garder son cheval dans une vitesse et un tracé précis. Comme nous l'avons déjà évoqué, les chevaux ont besoin d’être guidés et rassurés en permanence sur ce qu’ils doivent faire. C’est ainsi, c’est leur nature d’animaux de troupeau.

 

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