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Le travail du jeune cheval : calme et mouvement en avant

Mots Clés
REF ART82, jeune cheval, préparation jeune cheval, exercice jeune cheval, mise en condition jeunes chevaux, programme de travail jeune cheval
Concernant le travail proprement dit du jeune cheval, je conseille en tout premier lieu de varier entre le travail monté, la longe et le travail en liberté. Si vous êtes bien équipé, vous pouvez faire travailler le cheval à la longe non seulement en manège, mais aussi en carrière ou en extérieur, à condition, bien sûr, de veiller à la qualité du terrain et à la sécurité.


 
En liberté dans le manège ou dans un couloir d’obstacles, le cheval pourra s’exprimer sans contrainte. Après 23 heures passées dans un box, quoi de plus agréable que d’étirer ses muscles par quelques ruades ? N’oubliez pas les protections : guêtres ou bandes et cloches, surtout à l’obstacle.
En liberté, vous pouvez commencer par quelques barres au sol, puis un petit croisillon. Vous pourrez ensuite monter les barres, très progressivement et seulement lorsque le cheval sera calme et en confiance. Gardez à l’esprit qu’à l’état sauvage, le cheval a toujours tendance à contourner l’obstacle et non à le sauter. Donc, un apprentissage s’impose, et pour cela, il vous faudra trouver la demande juste. Celle qui lui fera considérer le saut comme un jeu et non comme une contrainte.
Beaucoup de psychologie doit être mise en œuvre pour l’éducation du cheval et, comme nous l’avons déjà dit, la récompense est toujours plus profitable que la peur d’une punition. Si vous apprenez à votre cheval à charger sur les obstacles à grands claquements de chambrière, ne vous étonnez pas si, plus tard, vous manquez de contrôle dans vos abords. Utilisez la chambrière, mais associée aux appels de langue et à la voix. Et surtout, comme lors du travail monté, dosez vos actions ! Si tout se passe dans le calme, le cheval comprendra rapidement et saura adapter sa réponse à votre demande. La communication pourra prendre un peu de temps pour s’établir de façon satisfaisante, mais la priorité est, avant toute chose, le calme et le mouvement en avant. Lorsque la bonne réponse est obtenue, récompensez beaucoup. Ainsi le cheval se sentira fier de ce qu’il fait.
Pour ce qui est des espoirs que l’on peut fonder sur un cheval, je m’efforce d’être clair avec les propriétaires ou les cavaliers, tant sur le potentiel réel que sur le temps à passer pour parvenir à un résultat. Je constate heureusement que, dans la majorité des cas, les propriétaires ont le souci premier de la progression et de la santé de leurs chevaux.
C’est à une véritable équipe : cavalier, propriétaire, groom, maréchal… qu’il incombe de travailler avec un objectif commun : que la destinée de chaque cheval soit la meilleure possible. Les plus belles histoires sont celles de ces chevaux appartenant à des propriétaires fidèles. Nous pensons tous à ces champions qui après une belle jeunesse n’ont jamais changé de mains après 7 ans et restent dans la compétition jusqu’à l’âge de 17 ou 18 ans. Au-delà des grandes joies et des dimanches soir un peu tristes, il faut garder une vision élargie, un regard panoramique sur la carrière d’un cheval.